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Sécurité des établissements de nuit : un débat relancé après l’incendie du Beach Club

Ecrit par M.B – le jeudi 8 janvier 2026 à 18H30

L’incendie du Beach Club à l’Hermitage-les-Bains intervient dans un contexte marqué par un drame récent en Suisse. Sans comparaison possible entre les deux événements, les professionnels du secteur appellent à une réflexion sur le respect des règles et la prévention des risques à La Réunion.

L’actualité récente a remis sur le devant de la scène la question de la sécurité dans les établissements de nuit. Si l’incendie survenu au Beach Club à l’Hermitage-les-Bains n’a fait aucune victime, il coïncide avec un drame majeur survenu en Suisse, un rapprochement temporel qui suscite des interrogations sans pour autant établir de parallèle sur les conséquences humaines.

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« L’ensemble des salariés du groupe est dévasté et c’est un désastre économique, mais il faut absolument le dissocier du drame absolu qui s’est produit en Suisse », souligne Bruno Hernandez, représentant du secteur des discothèques au sein de l’UMIH Réunion et membre du groupe auquel appartient le Beach Club. « Il faut surtout qu’on réfléchisse à comment ne pas en arriver là ici », ajoute-t-il.

Une vigilance sur les usages et les autorisations

Selon Bruno Hernandez, la problématique dépasse le seul cadre de l’incendie de l’Hermitage. « Je ne connais pas exactement la législation suisse, mais le cœur du problème c’est qu’un bar a voulu faire discothèque. Et ce problème existe aussi à La Réunion ». Une situation que l’UMIH dit avoir signalée aux autorités. « Nous avons alerté le préfet il y a quelques mois, et l’UMIH souhaite vraiment être acteur sur cette question ».

Il évoque également une distorsion de concurrence possible entre établissements. « Cela peut aussi être une forme de concurrence déloyale, car aussi bien en normes qu’en charges, les règles sont différentes ».

Des normes coûteuses mais jugées essentielles

Le vice-président de l’UMIH Réunion insiste sur l’importance du cadre réglementaire et du dialogue avec les autorités. « Grâce à ces commissions de sécurité, on peut rencontrer les différentes autorités, les communes, les pompiers, l’État. C’est une bonne manière de travailler ». Il rappelle que « quand une autorisation est donnée pour trois ans, c’est un signal fort ».

Le respect des obligations réglementaires représente toutefois un investissement conséquent. « Le respect de ces normes et l’installation des différents dispositifs obligatoires a un coût, qui peut monter jusqu’à 15 000 euros par an pour un établissement. Cela coûte cher, mais on peut sauver des vies ».

Concernant l’incendie du Beach Club, la situation reste incertaine. « C’est évidemment un désastre, avec un établissement qui a été complètement ravagé ». Au-delà des salariés de la discothèque, « c’est tout un écosystème économique qui gravite autour, avec des prestataires ». Des démarches de chômage partiel ont été engagées et les premières conclusions de l’enquête sont désormais attendues afin d’envisager la suite. « Tout est parti en fumée, et c’est parfois une vie d’investissement qui est réduite à néant ».

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