Quid d'un Proche-Orient voué à l'extermination ?

En Andalousie, alors dominée par les musulmans, les juifs avaient parfaitement le droit de pratiquer leur religion, d'ériger autant de synagogues qu'ils pouvaient, d'avoir leurs propres écoles rabbiniques, de pratiquer tous les métiers qu'ils voulaient. On était loin alors, très loin, d'une péninsule arabique « pacifiée » par Mahomet à coups de cimeterres. Il suffit de relire « Léon l'Africain » d'Amin Maalouf pour en être persuadé.
Plus tard, quand Isabelle-la-très-catholique opéra la reconquista au nom du Très-Haut, et remporta cette mission à elle confiée par son dieu-d'amour et de bonté, Arabes et juifs n'eurent guère le choix : conversion, fil de l'épée ou exil. Toujours au nom de l'amour de son démiurge sanglant plein de bontés pour son bétail humain.
Retirés en Afrique du Nord, Arabes et juifs non convertis retrouvèrent leur vie andalouse d'avant en instaurant une des civilisations les plus riches et les plus tolérantes du Moyen-Âge. Arabes et juifs s'accommodaient parfaitement les uns des autres, la loi du Prophète et celle de Moïse cheminant benoîtement vers la création de la première bibliothèque et de la première université de médecine de notre planète.
Pendant de temps, dans la péninsule ibérique, les juifs non convertis étaient chassés d'Espagne au nom d'une Eglise catholique bouffie de l'amour du Christ, avide surtout de pouvoir spirituel et séculier (ah ! le bon temps de l'Inquisition ! ah !... ) ; et entamaient une des plus terribles errances de l'histoire humaine.
En Afrique du Nord, la coexistence (très) pacifique se perpétua... du moins un certain temps.
Que s'est-il donc passé pour qu'on en arrive à cette haine inextinguible d'aujourd'hui ? Bien malin qui pourrait le dire.
Les massacres, appelés pogroms, ont débuté apparemment dans l'ancienne Russie. Les populations juives, cantonnées de force dans quelques pays d'Europe centrale par la volonté des tsars, dont la Pologne et les Balkans, ont commencé à subir les pires massacres sous des motifs qui ne résistent pas à l'analyse.
Recommençant à fuir, ils se dirigèrent alors vers des pays soupçonnés d'être démocrates et qui l'étaient autant qu'Attila ou l'empire romain.
Lorsque s'acheva la deuxième Guerre mondiale, elle laissait dans son sillage des millions de morts, soldats, populations civiles et, sans ordre de préférence, des juifs, des tziganes, des homosexuels, des simples d'esprit, des résistants...
Le pire est que les Arabes, qui avaient pacifiquement coexisté avec les juifs des siècles durant en Afrique du Nord, étaient devenus des anti-juifs animés d'une envie de tuer inexplicable.
Durant le conflit, le grand Mufti de Jérusalem avait sollicité une alliance avec le sinistre Adolph avec, pour seul but, l'extermination de toute la population juive. Pourquoi ? Au nom de quoi ? J'aimerais qu'on m'explique. Quand on sait qu'en terre palestinienne, les deux communautés avaient parfaitement cohabité des siècles durant.
Cherchant une terre où recréer leur communauté menacée d'extinction, les juifs se tournèrent alors vers la Palestine, une terre soi-disant promise à eux dans des écrits improbables rédigés « au nom du Seigneur » mais la preuve, on l'attend toujours.
Le clash n'a pas tardé. Dès que fut créé l'état hébreu en 1948, tous les pays musulmans du coin crièrent « taïaut ! » de concert... et prirent la pile que l'on sait.
Je vous recommande l'excellent film « L'ombre d'un géant » (avec Kirk Douglas) à ce sujet.
Peut-on nier aux Israéliens le droit d'avoir leur terre, leur pays, un endroit où ils se sentent en sécurité chez eux ? Peut-on nier aux Palestiniens leur désir humain d'avoir leur patrie ?
Israël possède une des armées les plus efficaces de la terre et se sert de sa puissance de frappe pour protéger son territoire et ses habitants. On peut contester la légitimité d'un premier ministre israélien, un homme un peu moins humaniste que Gengis Khan, mais il ne fait pour l'instant que remplir sa mission de premier ministre.
Rappelons que l'attaque du 7 Octobre et ses monstruosités ont été initiées par le Hamas. Doit-on en arriver alors à cette remontée de l'antisémitisme et ses désolantes et révoltantes manifestations... y compris dans une île où soi-disant, règne ce stupide « vivre ensemble » créé de toutes pièces ?
Les frappes israéliennes, dictées par la légitime défense, n'épargnent malheureusement pas les populations civiles palestiniennes de Gaza, un des lieux de vie les plus terrifiants de la planète... même en temps de paix (!)
Autre paradoxe : il est surprenant de voir que le Qatar, qui finance et arme le Hamas, s'érige soudain en négociateur. Ou mette lo chat po veille la graisse, ou ?
D'un côté, un pays minuscule, protégé par les USA, lutte pour sa survie. En face, des « démocraties » musulmanes dirigées par des fanatiques qui s'auto-proclament seuls interprètes autorisés de la volonté d'Allah et affirment une volonté destructrice d'un ennemi juré.
Ennemis jurés ? Ce n'est pas l'Histoire qui l'a déclaré ; mais des dirigeants arrivés là avec notre complaisance.
Les Israéliens ont le droit de vivre. Les Palestiniens aussi.
C'est hélas pas pour demain.


