Public éloigné de l’emploi, manque d’attractivité… la Cirest s’attaque au chômage

Cibler les populations les plus éloignées de l’emploi et les aider à s’insérer, tel est l’objectif principal de la convention signée ce jour à Saint-Benoît. La Cirest et France Travail œuvrent pour dynamiser le territoire sur le plan de l’emploi, en renforçant leur partenariat.
Quand on parle de chômage dans le bassin Est de La Réunion, il ne faut pas omettre qu’une personne sur trois est dite « éloignée » de l’emploi. C’est un public plus exposé à la précarité du travail qui peine à trouver une solution durable à long terme.
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Dans un contexte dans lequel le chômage frappe particulièrement l’Est de La Réunion (19 % dans ce secteur, contre 16 % en moyenne pour le reste du territoire), une convention est signée entre l’intercommunalité de la Cirest et France Travail pour accompagner les demandeurs d’emploi, en visant spécifiquement ces personnes éloignées (sans moyens de locomotion ou marginalisées).
Rassembler les initiatives
Le but, derrière cette signature de convention, est de renforcer le partenariat entre les six communes composant la Cirest et France Travail. Les démarches seront facilitées pour les demandeurs d’emploi. « Quand on connaît les indicateurs socio-économiques du territoire, on ne pouvait que renforcer ce partenariat », appuie le président de la Cirest, Patrice Selly. Cette convention est une première ici, entre une intercommunalité et France Travail.
Un autre point accentué est celui de concentrer les initiatives, avec une simplification des accès logistiques de la Cirest par France Travail. Par exemple, pour la location d’espaces destinés à l’organisation d’événements.
Attirer de nouvelles entreprises
Dans son discours précédent la signature de la convention, le président de la Cirest a rappelé que l’Est de La Réunion reste un territoire moins attractif pour les entreprises que ses homologues du Nord ou du Sud. En ce sens, l’intercommunalité s’engage, d'ici aux prochaines années, à élargir le foncier économique et à trouver 200 hectares pour accueillir des entreprises.
« C’est, finalement, pouvoir créer de l’emploi. Nos indicateurs, en termes de chômage, sont extrêmement dégradés. […] Il faut pouvoir attirer ces entreprises. Depuis 2 ou 3 ans, la Cirest travaille sur l’aménagement des zones d’activités existantes, mais aussi sur l’élaboration de nouveaux schémas pour libérer davantage de foncier. Nous pourrons, dès 2025, commencer à vendre ce foncier », explique Patrice Selly.


