Madagascar : la communauté internationale donne 24 mois au colonel Randrianirina pour organiser une présidentielle

La communauté internationale conditionne la levée des sanctions au retour à l’ordre constitutionnel et à l’organisation d’élections dans un délai de 24 mois.
Face à la situation politique et institutionnelle à Madagascar, la communauté internationale a acté le calendrier de 24 mois fixé pour la période de transition, durant laquelle le pays doit revenir à un ordre constitutionnel à travers l’organisation d’élections libres et transparentes, rapporte L’Express de Madagascar.
Lire aussi : "Madagascar, future Ukraine de l'Afrique ?" : pourquoi La Réunion pourrait en subir les conséquences
Cette position a été exprimée à l’issue de rencontres entre les partenaires internationaux 6 notamment l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et les Nations unies 6 et les autorités de transition malgaches. Selon les déclarations recueillies, l’UA a confirmé qu’elle travaillerait dans le cadre des 24 mois pour accompagner Madagascar vers une présidentielle qui pourrait également permettre la levée des sanctions imposées par l’organisation régionale.
Garantir des élections crédibles
La période de transition s’inscrit dans un contexte politique tumultueux depuis la crise de 2025, qui a conduit au départ du président Andry Rajoelina et à la mise en place d’un gouvernement de refondation dirigé par le colonel Michaël Randrianirina. Dans ce cadre d’exception, les partenaires internationaux ont souligné l’importance de ne pas prolonger indéfiniment cette période transitoire, en maintenant l’objectif d’organiser les consultations nationales, de réformer le cadre électoral et de tenir des élections dans le délai prévu.
Du côté malgache, le gouvernement transitoire a indiqué qu’il souhaite respecter ce délai de 24 mois. Toutefois, le Premier ministre et d’autres responsables ont reconnu que l’issue de la concertation nationale - un processus de dialogue interne impliquant divers acteurs politiques et civils - pourrait influencer le calendrier.
Les partenaires internationaux ont également insisté sur l’importance de renforcer les capacités institutionnelles du pays pour garantir des élections crédibles, tandis que des missions d’évaluation et d’assistance électorale restent présentes sur le terrain pour appuyer ces préparatifs.


