L'étude du comportement des requins entre dans sa deuxième phase

"Une étude bibliographique destinée à faire le point des connaissances sur les mesures de protection mises en oeuvre ailleurs dans le monde". La phase 2 du programme CHARC (Connaissance de l'écologie et de l'habitat de deux espèces de requins côtiers de la Réunion) se veut ambitieux. Les acteurs économiques du littoral Ouest et les pratiquants de sports nautiques n'en attendent pas moins.
"Le projet CHARC est divisé en trois phases" résume Marc Soria, chercheur à l'IRD, qui pilote l'opération de marquages des squales depuis le 18 octobre dernier, date du début de la première phase.
Au-delà des prises en mer, le programme était déjà présenté en octobre comme un travail à long terme décliné jusqu'en 2013.
La deuxième phase s'ouvre donc le 15 décembre. "Il s'agit pour nous de faire une étude bibliographique". Pêle-mêle, l'historique des attaques et leur "distribution spatio-temporelle" est privilégiée.
Cette deuxième phase annonce la couleur. "Cette étude bibliographique permettra d'évaluer la faisabilité de transposer à la Réunion les mesures de protection mises en œuvre ailleurs dans le monde". Les regards se tournent donc vers des "territoires ayant la culture du danger requin" comme le signalait l'apnéiste Frédéric Buyle. Hawaï, l'Australie ou l'Afrique du Sud font partie du lot.
Une étude bibliographique qui sera complétée par des rencontres d'acteurs locaux et internationaux. Parmi les pistes à étudier, les filets, les dispositifs ultra sons, les systèmes de répulsion électrique ou de protection individuelle, les rideaux de bulles, palangres de surface ou encore les prélèvements font partie de ce panel de solutions déjà testées dans d'autres pays confrontés au même danger.
A défaut de sorties en mer ces dernières semaines, Marc Soria s'attèle au bouclage financier des opérations. "Cette deuxième phase d'études est en partie avancée financièrement par la Région et l’État (via la DEAL), mais il s'agit aussi pour nous de solliciter des fonds européens et d'autres fonds au titre de la coopération régionale". En ayant toujours à l'esprit que l'impératif de résultats est très attendu des acteurs économiques et des surfeurs toujours sur la paille.



