Le Quotidien obtient un sursis de trois mois

Trois mois pour espérer continuer à écrire les pages de l’actualité réunionnaise. Le Quotidien de La Réunion a obtenu du tribunal de commerce de Saint-Denis un sursis. Cette période doit permettre aux éventuels repreneurs de peaufiner leur projet de reprise, seul moyen pour le titre local de poursuivre son activité.
Le 4 octobre, le tribunal mixte de commerce avait ouvert une procédure de liquidation avec poursuite d’activité à la demande de la présidente de la SAS Le Quotidien, Carole Chane-Ki-Chune. Se trouvant alors dans l’incapacité d’honorer ses dettes, le titre de presse s’était déclaré en cessation de paiement le 15 septembre.
Cette réalité comptable venait stopper net le plan de continuation validé en 2021 par le même tribunal qui prévoyait l’abandon de 30% des dettes bancaires et le remboursement du passif échelonné sur dix ans.
Au 15 novembre, date limite de dépôt des dossiers devant le tribunal, un seul repreneur - un acteur national dans le milieu de la presse - s’était fait connaître. Le plan proposé par Henri Nijdam, dirigeant du groupe Média Capital, n'avait pas séduit l’administrateur judiciaire qui avait considéré l’offre irrecevable.
Alors qu’un pool d’investisseurs locaux, cette fois, affichait également ses ambitions de reprise mais hors champ judiciaire dans un premier temps, c’est la main tendue de la collectivité régionale à un média dan l’impasse qui a permis à la direction du journal de demander ce nouveau délai de trois mois.
Le 1er décembre en effet, les élus de la pyramide inversée avaient voté en faveur d’une enveloppe de 600.000 euros à la SAS Le Quotidien au titre de "l’aide exceptionnelle à la presse".
Le tribunal de commerce a décidé de prolonger la période d'observation au 27 mars. Les repreneurs ont jusqu'au 29 février pour déposer un dossier.
Lancé en 1976, Le Quotidien peut donc continuer à faire tourner ses rotatives pendant cette période en espérant voir arriver une ou plusieurs offres de reprise solides.


