Revenir à la rubrique : Politique

Krishna Damour: "Je souhaite être le candidat UDI sur St-Pierre"

La campagne des départementales 2015 promet d'être courte. Voilà seulement un mois que le gouvernement a finalement tranché en faveur d'élections au mois de mars après avoir envisagé de les tenir en décembre 2015. A Saint-Pierre, les premières intentions voient le jour. C'est le cas sur l'un des cantons de Saint-Pierre (résultat de la fusion des cantons 1, 2 et 3) que brigue Krishna Damour.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 24 octobre 2014 à 17H40

Comment passer du PCR à l'UDI après tant d'années ?
Avant le PCR, j'étais à l'Union des Progressistes Réunionnais (UPR) d'Axel Kichenin. C'est tout naturellement que je me retrouve aujourd'hui à l'UDI où il y a aussi des progressistes et des humanistes.

Pourquoi avoir quitté le PCR ?
La situation était devenue invivable au sein de la section PCR de Saint-Pierre. Il fallait jouer des coudes pour exister du fait même du fonctionnement du PCR. Le parti a décidé de placer quelqu'un de Sainte-Suzanne qu'il fallait caser quelque part, à la tête de la section. Ça a créé de la zizanie. J'ai alerté à plusieurs reprises la direction du PCR. Ils ont laissé la situation pourrir.

Vous ne vous reconnaissiez plus dans les décisions du parti ?
D'autres l'ont fait avant moi. Pierre Vergès par exemple.

C'est aussi le choix du candidat PCR aux municipales qui vous a incité à quitter le parti ?
Au regard des dernières élections, on voit que le PCR n'a plus d'écho. La visite de François Hollande a confirmé cela. Le président n'a même pas demandé audience auprès des dirigeants du parti. Il n'est plus écouté. Le concept véhiculé par Paul Vergès dernièrement devant le Sénat sur le changement climatique, la poussée démographique, la mondialisation économique et l'évolution technologique reste un discours vivace mais j'ai choisi de le faire vivre en dehors du PCR.

Parce que le PCR ne peut plus l'incarner ?
Parce qu'on n'a pas préparé la relève. On aurait dû pousser sans calcul des nouvelles têtes. Regardez l'exemple de Jean Piot à Saint-Louis...

En tant que conseiller chef de fil d'opposition pendant six ans à Saint-Pierre, vous vous attendiez à être choisi pour les municipales...
J'ai été déçu de cette décision. Je connaissais cette population, j'ai fait du terrain toutes ces années. Et au bout du compte, on choisit le moins connu de la population, le moins compétent et le moins dynamique, au risque de subir une débâcle. Le PCR (qui avait opté pour Nazir Valy, ndlr) n'a fait que 8%, ce n'était jamais arrivé dans l'histoire du PCR à Saint-Pierre.

Comment se passe votre intégration à votre nouvelle famille politique ?
J'ai pris mon adhésion à l'UDI. J'ai voté Yves Jego au premier tour de la présidence nationale de l'UDI. A Saint-Pierre, je suis avec une équipe et des membres de Basse Terre, Caserne, Ravine des Cabris,... Nous atteignons la centaine d'adhérents en seulement 2, 3 mois, c'est pas mal. Nous sommes toujours en campagne d'adhésion avant les échéances nationale et locale de présidence à l'UDI. Naturellement, je souhaite prendre la présidence de la section saint-pierroise de l'UDI. Au niveau départemental, je soutiens Nassimah Dindar.

L'accord UDI/UMP va-t-il résister aux réalités du terrain ?
En tant qu'adhérent déjà, je suis totalement en phase avec cet accord qui, je l'espère, ira jusqu'aux présidentielles. En tant que simple citoyen, je soutiendrai la candidature d'Alain Juppé. Maintenant, il faut que cet accord se voit dans les faits à Saint-Pierre d'autant plus que l'UDI sur Saint-Pierre ne gênera pas l'action municipale. Je suis sûr que M. le sénateur Fontaine le respectera. Le point de cet accord est que l'UMP soutienne Nassimah Dindar.

Quelle est votre décision pour les départementales ?
Je souhaite être candidat UDI aux départementales sur Saint-Pierre, mais dans le cadre de cet accord UMP/UDI. Je souhaite aussi que l'UDI me choisisse ardemment. J'espère qu'avec ce binôme avec la personne qui est pressentie à l'UMP sur ce canton, nous envoyions un signal fort de rassemblement.

Le redécoupage cantonale vous enverrait sur quel canton ?
Celui comprenant Ravine Blanche, Ligne Paradis, le centre ville, Caserne, Basse Terre et Grand  Bois. Un canton résultant d'une fusion des ex-cantons 2 et 3 et d'une partie du canton 1. C'est un canton que je connais bien pour y avoir été candidat en 2008 où j'ai fait 38% des voix.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :