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Karine Lebon et Émeline K/Bidi approuvent la suspension d’Adrien Quatennens du groupe France insoumise

Accusé de violences physiques et morales par sa compagne, le n°2 de la France insoumise, Adrien Quatennnens, a été exclu provisoirement ce jeudi par son groupe parlementaire. Une décision bien accueillie par Karine Lebon et Émeline K/Bidi, les députées de la NUPES, qui voient là une décision de "bon sens", le temps que la justice "fasse son travail".

Ecrit par SI – le samedi 26 novembre 2022 à 10H36

Pour rappel, Céline Quatennens avait formulé ce mercredi de nouvelles accusations à l’encontre de son époux. Ce dernier avait reconnu en septembre dernier des violences sur son épouse. « Une simple gifle », avait-il déclaré.

Mais alors que le mouvement préparait le retour d’Adrien Quatennens sur les bancs de l’assemblée nationale, comme le rapporte Le Monde, les nouvelles révélations de Céline Quatennens publiées mercredi par l’Agence France-Presse ont mis à mal le retour du désormais ex-bras-droit de Jean-Luc Mélenchon.

Dans cette nouvelle prise de parole, Céline Quatennens avait assuré avoir été victime de violences physiques et psychologiques depuis plusieurs années de la part de ce dernier, lequel l’aurait également dissuadée de divorcer à trois reprises. Des accusations démenties par Adrien Quatennens dans la foulée.

Face à ces nouvelles révélations, le groupe parlementaire de la France insoumise avait fait le choix jeudi soir d’exclure son désormais ex-coordinateur :

« Face à cette situation, nous souhaitons donc que la procédure en cours se poursuive jusqu’à son terme. Une fois la décision de justice rendue, notre groupe décidera collectivement des suites à donner en son sein. Jusque-là, Adrien Quatennens ne participera pas à l’activité de notre groupe parlementaire »

La France insoumise

Pour Karine Lebon et Emeline K/Bidi (NUPES), cette décision prise par la France insoumise a été plutôt bien accueillie :
 

Karine Lebon : « Je pense que ce communiqué va dans le bon sens. Il est absolument inenvisageable aujourd’hui de légitimer de quelque manière que ce soit la parole d’un présumé auteur de violences. Je dis bien présumé parce que malgré ses aveux, Adrien Quatennens reste innocent et il dément formellement les accusations de son ex-femme. Moi à titre personnel je choisis toujours de croire la victime. Mais on se doit également de respecter la loi et je suis obligée de dire « présumé auteur ». Il ne s’agit pas de remplacer la justice mais dans ce cas il s’agit d’une sorte de suspension à titre conservatoire. Nous exerçons une fonction qui est tout de même symbolique et quand on se positionne autant contre les violences faites aux femmes, pour leur élimination, on ne peut continuer à valoriser la parole d’un présumé auteur, surtout à fortiori auteur qui a avoué certains actes de violence.
Céline Quatennens a dit cette semaine que sa réalité n’était pas celle qui avait été donnée dans un communiqué il y a deux mois. Sa réalité n’est pas un acte isolé de violences mais plusieurs années de violences.
Je suis contente que le groupe de la France insoumise ait pris cette décision-là parce que tant que la justice n’a pas fait son travail, Adrien Quatennens ne peut pas revenir siéger à l’Assemblée nationale, ce serait s’asseoir sur nos luttes. »

Émeline K/Bidi : « Pour regagner la confiance des citoyens, les femmes et les hommes politiques se doivent d’être exemplaires. Je suis favorable à ce que la loi interdise aux élus condamnés, pour violences conjugales notamment, de se présenter et qu’ils soient destitués de leur mandat s’ils sont condamnés pendant l’exercice de celui-ci.   
Je ne parle pas de mise en examen – la justice doit pouvoir faire son travail, ni les médias ni l’opinion publique ne doit s’y substituer – mais bien de condamnation, il ne s’agit pas de remettre en question la présomption d’innocence.
Concernant Adrien Quatennens, qui plaide coupable des violences au sein de son couple, il ne peut ainsi selon moi continuer de siéger à l’Assemblée nationale.
Pour toutes les femmes victimes de violences et pour tous les citoyens et citoyennes qui n’ont plus confiance dans les femmes et les hommes politiques, nous nous devons d’être exemplaires.
Cela étant dit, je regrette que la presse se focalise essentiellement sur l’affaire Quatennens. Elle est évidemment le symbole de bien d’autres affaires de violences dont on n’entend pas parler. Et en ce sens elle est importante. Mais le calendrier parlementaire des derniers jours devrait également faire l’actualité : hier nous avons voté la constitutionnalisation de l’IVG, une avancée majeure pour le droit des femmes. Mercredi nous examinions une proposition de loi concernant les violences intrafamiliales qui a, je le déplore, été rejetée par la majorité. Celle-ci aurait pourtant permis de véritables avancées pour les droits des victimes de violence. »
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