Karine Lebon et Émeline K/Bidi approuvent la suspension d'Adrien Quatennens du groupe France insoumise

Mais alors que le mouvement préparait le retour d'Adrien Quatennens sur les bancs de l'assemblée nationale, comme le rapporte Le Monde, les nouvelles révélations de Céline Quatennens publiées mercredi par l'Agence France-Presse ont mis à mal le retour du désormais ex-bras-droit de Jean-Luc Mélenchon.
Dans cette nouvelle prise de parole, Céline Quatennens avait assuré avoir été victime de violences physiques et psychologiques depuis plusieurs années de la part de ce dernier, lequel l'aurait également dissuadée de divorcer à trois reprises. Des accusations démenties par Adrien Quatennens dans la foulée.
Face à ces nouvelles révélations, le groupe parlementaire de la France insoumise avait fait le choix jeudi soir d'exclure son désormais ex-coordinateur :
"Face à cette situation, nous souhaitons donc que la procédure en cours se poursuive jusqu'à son terme. Une fois la décision de justice rendue, notre groupe décidera collectivement des suites à donner en son sein. Jusque-là, Adrien Quatennens ne participera pas à l'activité de notre groupe parlementaire"
La France insoumise
Pour Karine Lebon et Emeline K/Bidi (NUPES), cette décision prise par la France insoumise a été plutôt bien accueillie :
Céline Quatennens a dit cette semaine que sa réalité n'était pas celle qui avait été donnée dans un communiqué il y a deux mois. Sa réalité n'est pas un acte isolé de violences mais plusieurs années de violences.
Je suis contente que le groupe de la France insoumise ait pris cette décision-là parce que tant que la justice n'a pas fait son travail, Adrien Quatennens ne peut pas revenir siéger à l'Assemblée nationale, ce serait s'asseoir sur nos luttes."
Je ne parle pas de mise en examen - la justice doit pouvoir faire son travail, ni les médias ni l’opinion publique ne doit s’y substituer - mais bien de condamnation, il ne s'agit pas de remettre en question la présomption d'innocence.
Concernant Adrien Quatennens, qui plaide coupable des violences au sein de son couple, il ne peut ainsi selon moi continuer de siéger à l’Assemblée nationale.
Pour toutes les femmes victimes de violences et pour tous les citoyens et citoyennes qui n’ont plus confiance dans les femmes et les hommes politiques, nous nous devons d’être exemplaires.
Cela étant dit, je regrette que la presse se focalise essentiellement sur l’affaire Quatennens. Elle est évidemment le symbole de bien d’autres affaires de violences dont on n’entend pas parler. Et en ce sens elle est importante. Mais le calendrier parlementaire des derniers jours devrait également faire l’actualité : hier nous avons voté la constitutionnalisation de l’IVG, une avancée majeure pour le droit des femmes. Mercredi nous examinions une proposition de loi concernant les violences intrafamiliales qui a, je le déplore, été rejetée par la majorité. Celle-ci aurait pourtant permis de véritables avancées pour les droits des victimes de violence."


