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Harcèlement à l’Université : Une plaignante témoigne

La première personne à avoir porté plainte contre Frédéric Miranville pour harcèlement s’exprime sous couvert d’anonymat sur Zinfos974. Elle raconte ce qu’elle a vécu mais aussi ce qu’elle a vu à l’Université. Elle évoque “des pressions, des agressions” à l’encontre de ceux qui “ne sont pas avec le président”.

Ecrit par Pierrot Dupuy – le mardi 10 octobre 2023 à 20H42
Source : Pierre Marchal / Anakao Press

L’une des 7 personnes à avoir porté plainte contre le président de l’Université de La Réunion, Frédéric Miranville, se livre au micro de Zinfos974.

Elle évoque la raison pour laquelle des plaintes ont été déposées : “On reproche au président de punir de manière disproportionnée et non fondée des personnes juste parce qu’elles ne sont pas avec lui. Être avec lui, c’est toujours accepter de faire ce qu’il dit de faire, quand bien même ce ne serait pas légal ou moral.”

La plaignante salue la décision de la ministre de l’Enseignement supérieur qui, après une enquête administrative, a suspendu pour une année le président de l’Université : “La ministre a décidé de porter l’affaire devant la Justice, ce qui est rare, exceptionnel et fortement courageux de sa part. La suspension d’un président, ça n’arrive pas tous les jours. D’abord parce que pas tous les présidents harcèlent leur personnel mais aussi parce qu’il faut assez de preuves.”

Elle explique qu’un système avait été mis en place et que l’omerta régnait : “Tout le monde le savait, mais personne n’a bougé parce qu’il y avait ce qu’il appelle ‘l’équipe présidentielle’. Le harcèlement se passait sur plusieurs personnes, donc tout le monde avait l’habitude que ça se passe comme ça.”

L’ancienne employée explique les conséquences importantes qui auraient concerné plusieurs autres salariés : “Certains ont perdu leur travail, ont été licenciés manu militari. Des dossiers ont été montés pour faire croire qu’ils n’avaient pas bien fait leur travail.”

Elle évoque d’autres exemples : “Ne pas permettre à certaines personnes d’avoir accès aux avantages auxquels ils ont droit et qui sont importants pour leur carrière, leur vie de famille. Quand vous ne permettez pas à des personnes d’avoir un congé spécial alors que la situation familiale nécessite qu’ils aient ce congé parce que vous attendez une espèce de retour d’ascenseur par un vote par exemple. Quand vous mettez la pression sur des personnes en situation de précarité et que si elles ne font pas strictement ce que vous leur demandez, vous les licenciez : c’est choquant. On ne monnaie pas un petit contrat d’un an à une jeune Réunionnaise non plus.

La plaignante évoque même une agression : “Un personnel s’est fait agresser sur le campus parce qu’il a osé contredire le président. Un autre s’est vu interdit d’accès. Jouer avec la santé des gens, lyncher publiquement des personnes, ça ne se fait pas. Il y a eu des cas de dépression, de maladies graves qui s’en sont suivies, des personnes qui s’en sont sorties avec un handicap.

Il y a encore des gens qui vont à l’Université la boule au ventre, qui ont peur de se faire agresser. Il est important que le procès arrive parce qu’il y a besoin de réparations”, conclut-elle.

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