Granmèr Kal : la croyance menacée de disparition par la modernité, l'art en soutien de la légende

Irrémédiablement, Granmèr Kal est en train de passer d'une croyance bien réelle à un folklore local. Victime de la modernité et de la mondialisation, la légende péi laisse peu à peu place à des cultures venues d'ailleurs comme Halloween. Mais si Granmèr Kal perd en influence, Kala, l'esclave qui l'a inspirée, reprend lentement la place qui lui est due dans la culture réunionnaise.
Lire aussi : Granmèr Kal : de Madagascar à Mahavel, les origines d’un mythe réunionnais
Lire aussi : Granmèr Kal : mythe, mémoire ou réalité ? Le mystère de la sorcière hante toujours les esprits
Lire aussi : Granmèr Kal : la légende s’efface, mais la peur de novembre continue
Que ce soit à travers des historiens ou des défenseurs de la culture réunionnaise, l'histoire de Kala commence à s'imposer comme le symbole de la souffrance qu'avaient à endurer les femmes et les esclaves durant la période coloniale. Une incarnation de la douleur et de ce que peut faire la cruauté humaine, qui inspire de nombreux artistes.
C'est donc à cette icône que le collectif Zamkèr a voulu rendre hommage. Celui-ci regroupe de nombreux artistes d'horizons différents qui se sont associés pour mettre en lumière l'histoire de cette femme meurtrie, que la croyance populaire a transformée en un être maléfique. À travers un spectacle musical et des vidéos, Zamkèr a voulu rendre hommage à cette femme dont la douleur résonne jusqu'à aujourd'hui.


