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Détenu violent en récidive : 2 ans de prison prononcés par le tribunal

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mercredi 1 avril 2026 à 16H23

Vendredi 27 mars, le syndicat FO Justice alertait sur de nouvelles violences survenues à la prison du Port. Le détenu, auteur d'un coup de poing, a été jugé ce 1er avril pour violences en récidive.

"On s'est déjà vus", s'exprime le président du tribunal tandis que l'escorte de gendarmes amène à la barre Brice M. Crâne rasé, regard sévère, le détenu est bien connu du tribunal puisqu'il y a à peine deux mois, nous avons écrit sur son passage en comparution immédiate alors qu'il avait frappé un agent pénitentiaire de Domenjod.

Aujourd'hui, il est jugé pour des faits similaires, survenus au Port pas plus tard que la semaine dernière. Brice M. livre une version similaire à sa première audience : selon lui, il est le souffre-douleur de ses codétenus et a du mal à supporter son isolement. Ainsi, lorsqu'un agent pénitentiaire gradé vient le sortir de sa cellule pour l'emmener se promener, le surveillant reçoit un coup de poing en plein visage.

"Je n'arrive pas à l'accepter"

La victime, présente à l'audience, prend la parole. Un pansement sur le nez témoigne de la violence du coup : il explique qu'en 17 ans de service, c'est la première fois qu'il subit une telle agression. "Je n'arrive pas à l'accepter", confie l'agent à la barre. L'homme rappelle les conditions de travail dans lesquelles évoluent les agents : surpopulation carcérale, manque de moyens...

Lire aussi : Agression d'un surveillant à la prison du Port : FO plaide pour une prise en charge des cas psychiatriques

Précisant par ailleurs que les agents assermentés s'occupent "en toute impartialité" des différents détenus. Rappelons que Brice M. venait à peine d'être transféré à la prison du Port suite à sa condamnation pour avoir agressé un surveillant de Domenjod.

De lourdes réquisitions

L'avocate de la partie civile déplore ce déchaînement de violence à l'égard de son client, qui, depuis l'agression, n'a pas repris le travail. Un manque à gagner pour lui, étant donné que son salaire en prend un coup. Pour le dédommagement physique et moral, elle demande 3000 euros.

La procureure rappelle que Brice M. était présent au tribunal pas plus tard qu'en janvier dernier pour des faits strictement identiques. Elle requiert 24 mois de prison.

Dans sa plaidoirie, l'avocate de la défense rappelle la déficience psychiatrique dont semble souffrir son client. Malgré le concours d'un expert venu dresser un portrait de son client (qui a par ailleurs conclu qu'il ne souffrait pas de troubles psychiatriques), la robe noire déplore que cette expertise ait été faite dans des délais trop courts.

La défense insiste sur le fait que son client, placé en isolement depuis son arrivée au Port, souffre. L'isolement "ce n'est pas le Club Med", rappelle-t-elle à la barre, expliquant que ce régime a un effet négatif sur la santé mentale des individus.

Le tribunal a décidé de condamner le détenu à une peine de 24 mois de prison.

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