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Agression d’un surveillant à Domenjod : un détenu lourdement condamné

Ecrit par L.C – le dimanche 1 février 2026 à 16H48

Un surveillant pénitentiaire a été violemment agressé le 3 décembre 2025 au centre de détention de Saint-Denis. Brice M. présente des signes évidents de troubles psychiatriques, au vu de son long parcours judiciaire pour des faits de violences.

Le 3 décembre dernier, au centre pénitentiaire de Domenjod, comme d'habitude, les détenus déposent un sac contenant leurs déchets devant l’encadrement de la porte. Un agent passe devant la cellule de Brice M. pour le ramasser lorsqu’il reçoit un violent coup de poing à la tête.

Face à lui, le détenu adopte une garde, prêt à en découdre pour une raison obscure. Il ne présente pas un état de colère, mais plutôt de surprise. Les collègues du surveillant interviennent et Brice M. est conduit au quartier disciplinaire sans plus de heurts.

L'agent décide alors de porter plainte.

Un geste difficile à expliquer

Ce détenu, aujourd'hui présent à la barre, a du mal à expliquer son geste à la cour. Il balbutie quelques mots, expliquant que ça ne va pas dans sa tête et qu'il ne sait pas gérer sa colère. En étudiant son passif, on remarque très vite que Brice M. a été condamné à de multiples reprises pour des faits de violences.

Les agents expliquent même qu'il est un habitué du quartier disciplinaire. En effet, l'homme est connu pour se battre avec des co-détenus, mais c'est la première fois qu'il frappe un agent. D'ailleurs, cette audience avait été une première fois renvoyée afin de permettre une expertise psychiatrique du mis en cause. Le médecin a conclu qu'il était compatible avec une procédure judiciaire.

À l’audience, l'avocate du surveillant a évoqué une agression gratuite, soulignant que la victime avait choisi de poursuivre son service malgré les faits, afin de maintenir son activité professionnelle. Une demande de 1 000 euros a été formulée au titre du préjudice moral.

La procureure a insisté sur la gravité de la situation et déplore que "la détention ne suffit manifestement pas". Elle a requis une peine de 18 mois d’emprisonnement.

La défense, de son côté, a plaidé une problématique psychiatrique. L’avocate a évoqué un comportement impulsif, surgissant « de nulle part », et une difficulté chronique dans la gestion de la violence. Le prévenu aurait confié entendre des voix, un élément jugé cohérent avec la scène décrite : une agression soudaine suivie d’un apaisement dès qu’un dialogue s’installe.

La défense a demandé une peine "adaptée et proportionnée", estimant qu’une réponse uniquement carcérale ne répondrait pas aux troubles du prévenu.

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Le tribunal a toutefois décidé de suivre les réquisitions du parquet et a condamné Brice M. à une peine de 18 mois de prison.

Etiquettes : Agression | Prison

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