Désignation du directeur de la SIDR : Nassimah Dindar claque la porte...

C'est cet après midi que se déroulait le conseil d'administration de la SIDR à l'ordre du jour duquel était inscrit la désignation du nouveau directeur général de la SEM.
Au moment où le dossier allait être examiné, Gino Ponimballom, l'ancien président du conseil d'administration, a pris la parole pour estimer que la procédure de recrutement n'avait pas été respectée, qu'il était prévu des réunions intermédiaires pour faire un point sur les candidatures les plus intéressantes, réunions qui n'ont pas eu lieu. Et, dans ce contexte, il proposait de reporter la prise de décision.
Stupeur autour de la table car personne ne s'attendait à une telle sortie. C'est alors que le représentant de l'Etat, qui est l'actionnaire majoritaire au sein de la SEM, s'est à son tour exprimé. Problème : selon un intervenant, il l'a fait sur un ton assez hautain, affirmant que la loi n'exigeant pas une telle procédure, il convenait donc selon lui de passer au vote.
C'est alors que Nassimah Dindar, la présidente du conseil d'administration, est sortie de ses gonds en estimant que ce n'était pas des manières, que la SIDR avait dépensé des sommes très importantes pour engager un cabinet spécialisé, un des plus gros en France, pour suivre cette procédure, que plusieurs personnes avaient fait le déplacement à la Réunion à leurs frais, dont un depuis la Guyane. Dans ces conditions, selon elle, si la procédure n'a pas été respectée, il était hors de question qu'on passe outre et que l'on donne l'impression aux Réunionnais que tout était joué d'avance et que toute cette procédure n'avait pour seul objectif que d’entériner une décision déjà prise par ailleurs.
Sur ces mots, elle a quitté la salle de réunion, suivie par Roland Robert et Gino Ponimballom, laissant les autres actionnaires médusés.
Ces derniers, bien que bénéficiant du quorum, ont décidé de suspendre la séance et de ne la reprendre que demain matin à 11h, en espérant que les esprits se seront apaisés d'ici là...


