Cyclone Garance : l'ONF au chevet des routes, sentiers et forêts

La reconnaissance des dégâts causés par Garance sur le terrain se poursuit. Les travaux sur les domaines gérés par l'ONF (office national des forêts) ont rapidement commencé avec une priorité donnée aux axes desservant des zones habitées puis touristiques.
Dans les zones sur lesquelles Garance s'est déchainée, la forêt aussi n'a que peu résisté. Arbres déracinés, branches cassées... pour l'ONF les dégâts sont concentrés dans un large triangle ayant pour pointe Saint-Denis jusqu'à Sainte-Rose en remontant sur Salazie. Les majestueux tamarins ou encore les emblématiques forêts de cryptomérias sont dévastés. Les forêts du littoral, à l'Étang-Salé notamment, ont aussi souffert.
Les infrastructures pour accéder et circuler sur les domaines gérés par l'ONF sont également touchées.

Par mesure de précaution, la décision de fermer toutes les routes et sentiers avait été prise en fin d'alerte rouge. Les premières reconnaissances sur le terrain avaient commencé dès le samedi matin. Ainsi, sur les 150 km de routes forestières ouvertes au public, 90 km ont rouvert ce mardi 4 mars, confirme le directeur régional de l'ONF Benoit Loussier. Des ouvertures qui se font “au fil de l'eau après évaluations et travaux”.
Des sentiers de Mafate, du piton des Neiges et du volcan accessibles
La priorité est donnée aux routes forestières et sentiers qui mènent à des zones habitées puis aux axes les plus fréquentés.
Une centaine de kilomètres de sentiers ont rouvert à la circulation des personnes ce mardi dans le sud et l'ouest de l'île, deux régions relativement épargnées par Garance. Ainsi, les habitants du cirque de Mafate peuvent entrer ou sortir via la Canalisation des Orangers ou le col des Bœufs. Un certain nombre de sentiers pour se déplacer dans l'enceinte du cirque ont également rouvert.

En cette période de vacances scolaires, le piton des Neiges par le Bloc est accessible, mais aussi le piton de la Fournaise ou encore la route forestière du Maïdo lieu dit “Ti Col”.
Les aires d'accueil touchées aussi
En revanche, il faudra patienter encore un peu pour ce qui est d'aller prendre l'air au Colorado à Saint-Denis ou emprunter l'itinéraire de randonnée entre la Roche Écrite et Mamode camp par exemple.
“Les itinéraires qui n'ont pas encore rouvert doivent cependant ne surtout pas être empruntés”, insiste Benoit Loussier. “L'interdiction vaut soit parce qu'il y a soit des passages infranchissables ou dangereux, soit parce qu'il y a des blocs rocheux ou arbres qui sont instables, ou fragilisés et menacent de tomber. Les services de l'ordre et de secours sont suffisamment déjà mobilisés pour ne pas en rajouter”, souligne le directeur régional de l'ONF qui rappelle que des arrêtés, en fonction de l'évolution des reconnaissances et travaux, sont pris au fur et à mesure et que le site internet de l'ONF est régulièrement mis à jour.
Autres infrastructures pour lesquelles il est nécessaire de s'informer et respecter les consignes de sécurité avant de s'y installer : les aires d'accueil et de pique-nique. “Plusieurs kiosques ou arbres s'y trouvant ont été déstabilisés. Certains sont devenus dangereux, voire très dangereux, et ce danger a été matérialisé par des rubalises”.


