Cyberattaque au ministère de l’Intérieur : un suspect de 22 ans interpellé

Un jeune homme de 22 ans a été interpellé et placé en garde à vue, mercredi 17 décembre, dans le cadre de l’enquête sur la cyberattaque qui a touché les systèmes informatiques du ministère de l’Intérieur pendant plusieurs jours, a annoncé la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau.
Né en 2003, le suspect est poursuivi pour "atteinte à un système de traitement de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État en bande organisée". Il est déjà connu de la justice pour des faits similaires commis en 2025.
Des fiches confidentielles extraites
La semaine dernière, le ministère avait détecté des activités suspectes visant des serveurs de messagerie internes, notamment ceux liés au traitement des antécédents judiciaires (TAJ) et au fichier des personnes recherchées (FPR). Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, "quelques dizaines de fiches confidentielles" ont été extraites lors de l’attaque.
Qualifiée de "très grave", cette intrusion aurait été facilitée par un manque "d’hygiène numérique". Des mesures immédiates ont été mises en place, dont la généralisation de la double authentification pour les agents.
L’enquête judiciaire a été confiée à l’Office anti-cybercriminalité (OFAC), avec l’appui de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Si un groupe de hackers a revendiqué l’attaque en affirmant avoir accédé à des millions de données, le ministre a démenti ces accusations, assurant qu’aucune extraction massive n’a eu lieu et qu’aucune demande de rançon n’a été formulée.


