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Cour criminelle : 18 ans de réclusion requis contre l’ex-éducateur de la PJJ Richard Derand

Ecrit par E.L. – le mercredi 28 janvier 2026 à 14H09

La cour criminelle de La Réunion étudie depuis lundi le dossier de Richard Derand, un ancien éducateur de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) poursuivi pour des violences sexuelles et viols commis sur quatre mineurs qu’il accompagnait. Après plusieurs jours d’audiences marqués par des témoignages accablants, l’avocat général vient de requérir une peine de 18 ans de réclusion criminelle à l’encontre de l’accusé.

Le procès de Richard Derand, 56 ans, ancien éducateur au sein de la PJJ de Saint-Pierre, se déroule depuis lundi devant la cour criminelle dans un climat profondément sombre. L’homme est jugé pour violences sexuelles et viols sur quatre jeunes garçons âgés de 14 à 16 ans, des faits qu’il a en partie reconnus mais qu’il conteste dans leur globalité.

Lors des premières audiences, plusieurs victimes ont livré des récits poignants, décrivant des abus commis dans des contextes où l’éducateur bénéficiait de leur confiance en tant que référent socio-judiciaire. L’une des victimes a notamment raconté comment il avait été abusé à plusieurs reprises, parfois dans des locaux de la PJJ ou même dans une chambre d’hôtel, là où l'accusé était censé accompagner et protéger des mineurs vulnérables.

Au deuxième jour du procès, un autre témoin a décrit une série d’agressions qualifiées d’« horreur sans nom », évoquant des relations sexuelles répétées exploitées par l’éducateur en usant de son autorité morale et professionnelle. Malgré ces dépositions, Richard Derand a refusé de reconnaître l’existence de violences aggravées, affirmant qu’il n’aurait pas commis de « pénétrations » et portant une interprétation erronée des relations avec les mineurs, dont il a tenté de minimiser la gravité.

Sa mission était justement de protéger les jeunes placés

Le rôle de l’éducateur de la PJJ est justement d’assurer un accompagnement socio-éducatif des jeunes placés par décision de justice, souvent dans un contexte de difficultés familiales ou de délinquance juvénile. Cette responsabilité, qui requiert une grande éthique professionnelle, est au cœur des critiques portées par les parties civiles contre l’accusé.

Face à l’ampleur des faits exposés à la barre, l’avocat général vient d'indiquer qu’il requiert une peine de 18 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté à hauteur de la moitié au moins de la peine prononcée, estimant que les violences sexuelles et viols reprochés justifient une sanction lourde, conformément à la gravité des faits et à la vulnérabilité des victimes.

Cette réquisition intervient alors même que l’accusé risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle au regard des infractions qui lui sont imputées.

L'audience se poursuit.

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