Braconniers de "bouches-rondes" de père en fils, récidivistes et violents en plus !

Le père, Jean-Paul Payet, 52 ans, et son digne rejeton, Jérôme, 24 ans, ne respectent rien ni personne, et ont tendance à croire que la rivière du Bras-de-Cilaos leur appartient en propre.
Y compris les derniers rares spécimens de "bouches-rondes", que les Créoles appellent cabots et qui sont les géniteurs de nos bichiques.
Que ces alevins soient en voie d’extinction est le dernier de leurs soucis et ils entendent faire respecter leur loi, celle du plus fort, cela va de soi, par n’importe quel moyen. Y compris la violence physique et les menaces de mort. Les représentants des organismes de protection du patrimoine naturel ont bien failli le vérifier à leur corps défendant, à la fin du mois de juillet dernier.
Effectuant un contrôle inopiné à la hauteur d’Ilet-Furcy, les trois agents de la Brigade nature tombent sur un barrage très peu écologique, fait de roches et de bâches plastiques de colmatage, manifestement destinées à empêcher le passage des cabots de rivière. Un piège parfait.
" Viens bataille si zot i gaingn ! "
Les constructeurs de cette curieuse "chose" sont là, les Payet père et fils. Tout près, à l’ombre, un récipient avec une vingtaine de cabots "bouches-rondes". Colère du père qui s’insurge contre cette ingérence dans ses petites affaires. Constat est dressé, que le père refuse de signer. Insultes, injures…
Plus tard, à l’heure de la pause-repas, les agents se retrouvent face aux Payet. Cette fois, c’est le fils, décidé à en découdre, qui les provoque, les invitant à se battre. On évite de peu d’en venir aux mains.
Presque un mois plus tard, le 27 août, re-contrôle, re-Payet, re-barrage, au même endroit, preuve manifeste que les deux braconniers n’ont aucune intention de cesser leur pratique extravagante. Cette fois, des menaces de mort sont proférées.
De courageux absents à la barre
"Si zot i arvient par ici, na attende a zot, nu prépare in zaffair po zot ! " Délit constitué de menaces de mort et de guet-apens. Plainte est déposée par les agents.
Si le père est déjà connu, ayant eu à répondre de faits similaires, le fils a un casier plus conséquent : usage et trafic de stupéfiants, menaces de délits multiples, vols divers, dégradations non moins diverses…
La sainte famille n’a pas daigné venir rendre compte à la barre, ce que les personnels de justice apprécient très modérément. Le père s’en sort plutôt bien avec 2 mois assortis du sursis plus des amendes diverses. Le fils irascible en prend pour 4 mois ferme et les mêmes amendes.


