Attaque à l’Arc de Triomphe : l’assaillant abattu, enquête du Parquet antiterroriste ouverte

L’homme qui s’est attaqué vendredi en fin d’après-midi à des gendarmes près de l’Arc de Triomphe, à Paris, est décédé après avoir été neutralisé par un tir des forces de l’ordre. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a immédiatement pris la direction des investigations.
Les faits se sont déroulés peu avant 18 heures, alors que des militaires participaient au ravivage de la flamme du Soldat inconnu. Un individu armé d’un couteau, et porteur également d’une paire de ciseaux, s’est dirigé vers des musiciens de la gendarmerie mobile. L’un des gendarmes visés a ouvert le feu. Touché au torse et à la jambe, l’assaillant n’a pas survécu à ses blessures.
[ #Paris ] : Ce soir, dans le #VIIIarrondissement de Paris, un individu armé d’un couteau a violemment attaqué des gendarmes, à proximité de l’Arc de Triomphe.
Face à une menace immédiate, les gendarmes ont fait preuve d’un sang-froid et d’une réactivité exemplaires, permettant… pic.twitter.com/eDnH4AfKEG
— UNSA POLICE (@UNSAPOLICE) February 13, 2026
Selon le Pnat, le militaire directement pris pour cible n’a pas été blessé : la lame aurait été stoppée par le col de sa gabardine. Aucun autre membre des forces présentes sur place n’a été touché.
Un homme suivi pour radicalisation
Le suspect, Français né en 1978, avait déjà été condamné en Belgique en 2013 à 17 ans de réclusion criminelle pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste, après une attaque visant trois policiers. Transféré en France en janvier 2015 pour y purger la suite de sa peine, il avait été libéré le 24 décembre 2025.
Depuis sa sortie de détention, il était placé sous mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas), dispositif destiné aux personnes considérées comme radicalisées.
Riposte “dans un cadre légal”
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que les motivations de l’attaque restaient, à ce stade, indéterminées, tout en soulignant que l’usage de l’arme par le gendarme s’inscrivait “dans un cadre légal et réglementaire”.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a de son côté évoqué sur le réseau X une “attaque terroriste” visant la Garde républicaine et salué la réaction des forces engagées, estimant qu’elles avaient “évité le pire”.
Une enquête en flagrance a été ouverte par le Pnat. En soirée, le périmètre de sécurité autour de la place de l’Étoile était toujours largement contrôlé, même si la circulation avait progressivement repris.


