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Assassinat de Dimitri Saugrin : La défense invoque le hasard et la légitime défense

Ce lundi a débuté le procès des deux hommes accusés d'avoir prémédité la mort du Portois en mai 2019. Dès les premières heures, la défense a contesté des éléments de l'enquête et notamment le mobile d'un crime commis sur fond de trafic de stupéfiants. La présence d'un couteau entre les mains de la victime fait également débat.

Ecrit par 2181159 – le lundi 19 juin 2023 à 19H24

Ce lundi à 14h s’est ouvert le procès des deux assassins présumés de Dimitri Saugrin, tué le 6 mai 2019 au Port devant le domicile maternel. Interrogés dès le début de l’audience criminelle, les deux auteurs présumés, John Ross Fruteau de Laclos, 28 ans, et Florent Pomeng, 24 ans, ont affirmé qu’ils n’avaient pas prémédité les actes reprochés ni n’avaient eu l’intention de tuer. La parole a ensuite été donnée au directeur de l’enquête.

Pour ce dernier, Dimitri Saugrin récemment libéré de prison peinait à retrouver sa place dans le réseau de trafic de stupéfiants orchestré par John Fruteau qui lui reprochait de « consommer trop et de parler trop ». Saugrin l’aurait alors menacé de le dénoncer. Plusieurs renseignements avaient d’ailleurs été communiqués à la brigade des stupéfiants en 2017 et en 2018, indiquant que John Fruteau faisait entrer de la drogue dans le département pour ensuite la revendre.
« Après vérification des comptes bancaires, les accusés, vivant des minima sociaux, portaient des vêtements de marque, partaient en voyages qu’ils payaient en espèces, allaient dans des hôtels de luxe à la Réunion ».  Les enquêteurs sont ainsi persuadés que John Fruteau faisait du blanchiment via des jeux de hasard.

Des éléments immédiatement contestés par les avocats de la défense, Mes Sébastien Navarro et Jean-Jacques Morel qui réfutent tout mobile en lien avec un trafic. Même son de cloche du côté de la défense de Florent Pomeng par la voix de son avocat Me Fabian Gorce qui indique qu’« un crime sur fond de stupéfiants n’est qu’un ladilafé. » Autre élément de désaccord entre l’enquête et la défense des accusés : l’existence d’un couteau porté par Saugrin dans sa sacoche au moment des faits. Elément confirmé par certains témoins et démenti par d’autres.

Après seulement quelques heures d’audience, la stratégie de défense des deux mis en cause se dessine déjà. 
L’équipage qui avait quitté le matin des faits la maison de la mère de John Fruteau n’avait aucune intention d’aller en découdre avec Saugrin croisé par hasard et ce, malgré les précédents actes de violence qui avaient opposé les deux hommes. Dimitri Saugrin et John Fruteau s’étaient retrouvés face à face. Florent Pomeng, qui était armé, avait estimé que son cousin était menacé par le couteau de Saugrin. Il avait alors tiré deux balles en légitime défense. Ce mardi matin, les débats reprennent avec l’audition des témoins.

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