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Tir de gomm-cogne à Saint-Philippe : 4 ans de prison pour l'auteur

Arrivé libre au tribunal, Jean-Donovan P. l'a quitté pour se rendre directement en prison. Reconnu coupable dans l’affaire du tir de gomm-cogne contre un jeune homme en mars 2022, il a été condamné à quatre ans de prison, dont un en sursis probatoire, avec mandat de dépôt.
Ecrit par N.P – le mardi 28 novembre 2023 à 14H11

Le procès de Jean-Donovan P. a commencé ce mardi matin au tribunal de Saint-Pierre. Pour la justice, il est à l’origine du tir de gomm-cogne en marge d’une soirée à Saint-Philippe en mars 2022. Une dispute avait éclaté pour un téléphone volé, et la victime, Loïc, 23 ans, sera gravement blessé au visage suite à ce tir. Le principal mis en cause disparaitra ensuite plusieurs jours, avant de se faire cueillir par le GIGN dans le quartier du Chaudron. 

Le soir des faits, accusé d’être à l’origine de ce vol, un groupe de dionysiens incluant le prévenu est pris à partie. Ceux-ci refusent de se faire fouiller, et le ton monte rapidement. Un coup part et atteint Loïc, lourdement touché au visage. La victime devra se faire enlever un os de la mâchoire et ne peut plus ouvrir totalement la bouche. Le soleil lui est désormais désagréable et il dit éviter les foules. Même une télévision trop forte l’angoisse. 

7 mentions au casier pour le prévenu

L’enquête montrera d’ailleurs que le prévenu avait déjà tenté de se servir de son arme cinq jours auparavant dans une station-service. Idem lors d’une soirée à Saint-Paul deux mois avant les faits. Le prévenu avait déjà tiré en direction de quelqu’un, mais heureusement le coup n’avait atteint personne. Le caractère impulsif du prévenu se ressent d’ailleurs sur son casier. Avec sept mentions, dont déjà des faits violence avec arme, Jean-Donovan P. n’est pas un inconnu de la justice. D’ailleurs, le parquet demande que soit retenue la récidive légale, le prévenu, mineur à l’époque, ayant déjà été condamné en 2018 pour des faits similaires. 

Pour le mis en cause, c’est la tension autour de lui et un coup parti tout seul qui expliquent cette situation. Or, l'expert balistique dit qu'il y a deux sécurités, dont une qui demande au moins 850 g de pression sur la détente et plus de 2 kg de pression sur le marteau. 

La position du prévenu ne tient pas pour le parquet, qui ne manque pas de le faire savoir lors de ses réquisitions. Ainsi, le procureur demande une peine de cinq ans d’emprisonnement dont un an avec sursis. Le mandat de dépôt et une interdiction de porter une arme pendant 15 ans sont également demandés par le représentant de la société. "Il sait très bien qu'il ne peut pas réparer son erreur, et qu'elle est grave. Du fait de cette gravité, il risque de le payer cher", confie Me Julien Barraco, l'avocat de la défense, en attendant le délibéré de cette affaire.

Finalement, les juges du siège ont décidé de condamner le prévenu à quatre ans de prison, dont un en sursis probatoire pendant deux ans. Un mandat de dépôt n'a pas accompagné cette décision. 

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