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Disparition de Julita Bénard : Sa compagne, soupçonnée d'avoir prémédité son meurtre, à nouveau dans le box des accusés

Ce mercredi, et pendant trois jours, Claudia Lauret, ex-compagne de Julita Bénard, comparait une seconde fois devant la cour d'assises. Soupçonnée de l'avoir assassinée le 29 juillet 2016, elle encourt à nouveau la perpétuité. Le corps de la victime disparue au gouffre de l'Etang-Salé n'a jamais été retrouvé.
Ecrit par Isabelle Serre – le mercredi 8 mars 2023 à 09H27

"Peut-être que les gendarmes ne nous ont pas tout dit. Si elle a été agressée, un bijou aurait pu tomber", confiait ce 2 août 2016 le père de Julita Bénard, le visage creusé par l'inquiétude après la disparition mystérieuse de sa fille, le 29 juillet 2016. Pendant ce temps, son fils inspectait scrupuleusement les roches du gouffre de l'Etang-Salé où la jeune fille aurait pu basculer. C'est tout du moins la première hypothèse que la famille et les proches avaient faite alors que, depuis quatre jours, ils se trouvaient sans nouvelles de la jeune femme de 26 ans.

Peu après, une seconde thèse, celle d'une éventuelle agression, avait occupé les esprits. Car le soir des faits, Julita se trouvait avec sa compagne. Claudia Lauret avait indiqué aux gendarmes qu'elle avait été agressée par un inconnu alors que Julita s'était éloignée quelques minutes. Après avoir réussi à sortir des griffes de cet individu, Claudia avait constaté que Julita n'était plus là.

Un appel à témoins  avait été lancé pour retrouver la vingtenaire de Montvert-les-Hauts. Mais, coup de théâtre, le 14 septembre, Claudia Lauret était interpellée dans l'est du département et placée en garde à vue. Les investigations des gendarmes avaient en effet fait porter leurs soupçons sur celle-ci. Alors que le corps de Julita Bénard n'avait toujours pas été retrouvé, sa compagne à la personnalité trouble était mise en examen pour assassinat.

Le 6 avril 2022, Claudia Lauret avait été jugée coupable par un jury populaire malgré ses dénégations et sa version selon laquelle Julita "a glissé et elle est tombée". Elle avait été condamnée à 30 ans de réclusion criminelle, 5 ans de plus que ce que le parquet général avait requis. Fait suffisamment rare pour être souligné, l'accusée n'avait pas pu être défendue par son avocate, Me Amel Khlifi-Ethève, souffrante au moment de sa plaidoirie. Raison pour laquelle sa cliente a fait appel de cette première décision et comparait de nouveau à partir de ce mercredi matin et jusqu'à vendredi, jour du prononcé du verdict final.

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