A la recherche d'un trésor? Des sépultures du cimetière de Basse Vallée violées

Le cimetière marin de Basse Vallée a été profané. Difficile de savoir de quand date la violation des sépultures tant le site est méconnu et enseveli sous la végétation. A 50 m de la route non loin du Cap Méchant, le mausolée le plus remarquable de quelques mètres de haut surmonté d’une pyramide a été éventré. Des lourds blocs rocheux à sa base ont été déplacés et l’intérieur de la sépulture creusé. "Un morceau de tissu blanc sentant fortement l’urine a été déposé à l’intérieur", observe l’homme qui a fait la tragique découverte ce mercredi.
Le voisin du cimetière a lui constaté des dégradations il y a un mois environ sans rien voir ni entendre de suspect ces dernières semaines. "La ou les personnes ont dû venir de nuit. La tombe semble avoir été creusée depuis", indique-t-il. Les déblais retirés du tombeau ont été laissés sur le côté. Le (s) profanateur(s) ont également tenté d’attaquer la structure par le haut entre les jointures.
Juste à coté du mausolée, une pierre tombale de plus petite taille demi-cylindrique a été complètement détruite.
A la recherche d'un trésor?
L’homme qui a constaté la profanation a rapidement alerté les autorités. Hier, la mairie de St-Philippe a dépêché sur place un agent de la police municipale. Des photos et une enquête de voisinage ont été réalisées en vue de constituer un rapport.
Une équipe du service régional de l’archéologie de la DAC OI se rendra également sur place dans les jours qui viennent. Le cimetière marin de Basse Vallée, créé à la fin du 18e siècle, a été classé au titre des monuments historiques après avoir été menacé par[ un projet de construction de logement sociaux en 2010. ]urlblank:https://www.zinfos974.com/Basse-Vallee-Quand-patrimoine-et-logements-font-mauvais-menage_a20443.html
Le site a-t-il fait l’objet de fouilles sauvages? Les profanateurs étaient-ils à la recherche d’un trésor? Une quinzaine de tombes sont recensées dans ce cimetière laissé à l’abandon. Sur certaines d’entre-elles figuraient une croix à tête de mort, laissant à penser que des pirates y seraient enterrés.
"Nous sommes scandalisés et révoltés", confie Eric Venner de Bernardy de Sigoyer, le président de la Confrérie des gens de la mer. L’association a pour projet de réhabiliter le site. "L’architecture et l’emplacement des tombes sont inhabituelles. Un travail de recherches est actuellement en cours", précise-t-il. Des recherches difficiles à mener puisqu’aucune épitaphe significative n’est inscrite sur les tombes.


