Le Réunionnais accusé de viol au Québec attendra sa sentence en prison

Les faits se sont déroulées au Canada, en février 2012. Giovanni Turpin a récupéré cette jeune femme, alors âgée de 19 ans, à la sortie d’un bar. Elle venait d’en être expulsée, considérée comme trop alcoolisée pour poursuivre la soirée à l’intérieur. Mais le temps que ses amis puissent sortir à leur tour, elle s’était déjà fait emmener au domicile de Giovanni Turpin ou le viol a eu lieu.
Le violeur s’est défendu en déclarant que la jeune femme était consentante. Cependant, selon des témoins et la conclusion de la juge, "la victime n’a pas pu donner son avis dans son état". Réunionnais, Giovanni Turpin n’a plus de statut légal au Canada. La juge a donc ordonné son incarcération immédiate, avant de connaître la durée de sa peine. Avec le procureur, ils craignaient que l’accusé fuit le pays.
Giovanni Turpin a su utiliser ses droits à bon escient. Bien que la juge Christine Gosselin se dise "désolée de la tournure des événements", l’accusé est dans son droit de changer d’avocat. L’ancienne avocate Me Julie Bégin a confié à la juge que "le lien de confiance était brisé des deux côtés".
Alors que le tribunal devait se prononcer sur sa sentence, ce dernier a ainsi décidé de changer d’avocat à la dernière minute. De ce fait, la juge lui a permis de reporter le verdict au 12 février 2018. Situé au Canada mais originaire de l’île de la Réunion, Giovanni Turpin pourrait être déporté au terme de sa peine.
La Juge rendra son verdict le 12 mars prochain, en attendant l'accusé attendra en prison.


