Pour l'île Maurice, la Chine n'est plus une priorité

Le Ministre du Tourisme Mauricien, Anil Gayan, a dressé hier un bilan positif des chiffres du tourisme. Avec 1 340 000 touristes séjournant sur l’île en 2017, le ministre avance un taux de croissance de 5% à 6%.
« La tendance est claire. Nous avons un taux de croissance très respectable cette année », déclare Anil Gayan. L’Europe reste le plus grand marché alors que leurs visiteurs représentent 60% des touristes à Maurice. Si l’on décompose selon les pays, « l’Allemagne, la Suisse, et la Russie feront aussi un taux de croissance minimum de 10% pour 2017 » précise le ministre, tandis que la France n’a seulement qu’un pour-cent de taux de croissance. Les marchés australien et africain vont tout aussi bien avec 18% et 7% de croissance.
Une volonté de développer le tourisme...religieux
Malgré la volonté du ministre d’établir un couloir aérien, le marché chinois semble cependant difficile d’accès, « Pour la Chine, Maurice n’est pas une priorité », s'est même résigné Anil Gayan.
Certains facteurs ont freiné cette croissance : 10 hôtels en rénovation depuis 2016 ne seront disponibles que l’année prochaine, laissant moins de place à l’accueil des touristes cette année. De plus, les jeunes sont plus attirés par le travail en bateaux de croisières plutôt qu’en hôtel.
Pour finir, il espère développer le tourisme religieux, notamment vers Grand-Bassin. Le nombre de 1,5 million de touristes est visé d'ici 2019.


