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L’armée ne lui a servi à rien : Il cogne ses vieux parents !

Correctionnelle Sud mardi 31 janvier 2017
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 1 février 2017 à 12H01

On aurait pu croire qu’après 17 ans de service armé, Patrick P. aurait tiré quelques principes de vie salutaires, style on respecte ses vieux parents. Même pas.

Revenu de métropole voici deux ans, il s’installe chez ses vieux parents à Saint-Joseph et, sans débander, leur fait une vie impossible.

Son problème essentiel est qu’il picole, beaucoup, trop. Au point qu’il leur flanque la trouille. Il y a de quoi aussi… Rentrant à des heures  impossibles, il demande, il exige par exemple que sa maman lui fasse à manger. Alors que la pauvre vieille et son vieil époux ont déjà dîné depuis belle lurette et se reposent. Lorsque cela ne lui plaît pas, le Patrick se met dans une rage violente, casse les meubles et menace ses parents de les leur casser sur le crâne.

Ce qu’il finira par faire, le 11 octobre dernier. Ce soir-là, pendant une demi-heure, le voici qui s’acharne sur le mobilier puis sur les deux êtres qu’il devrait chérir et respecter le plus au monde. Comme tous les soirs, il est rentré alcoolisé à déborder, ce que les Anglo-Saxons appellent le " drunk over ", à savoir soûl à gerber.

Alors qu’à sa propre initiative, las sans doute de faire ch… ses Vieux, il est allé habiter chez un pote (très patient, le pote en question) comme chaque jour, il est revenu exiger sa pitance à sa maman.

Cette dernière ne s’y attendait plus et demande des explications. C’est tout ce qu’elle peut faire, la pauvre vieille, elle et son vieux mari, inaptes physiquement, étant bien incapables de prendre le malotru de front. Totalement imbibé, il ne comprend pas les demandes de sa maman, se fout en rogne et commence à casser les chaises.

Avant d’en menacer son papa dont il veut cogner la tête. La maman se met devant pour protéger son vieux compagnon et c’est elle qui prend la chose sur le sommet du crâne. Gendarmes, pompiers, SAMU, points de suture. Et malgré ces actes inqualifiables, bonhomme reste dormir sur place ! Va comprendre… Ce qui démontre en tout cas que les auteurs de ses jours sont vraiment de très bonne composition avec ce soi-disant fils qui leur mène le souk.

A la barre, ce petit être malingre de 63 ans, peu épais, mal fagoté, avoue qu’il y est allé un peu fort peut-être ? et présente ses excuses en forme de larmes de crocodile. La présidente Corinne Peinaud, d’une patience infinie, lui tend moult perches pour lui permettre de s’expliquer, ainsi :

" Vous avez modéré votre consommation d’alcool ? Vous travaillez ?

-      J’ai arrêté l’alcool. Je cherche du travail.

-      Dans quelle branche ?

-      Je suis chauffeur routier.

-      Ah oui ! Il vaut mieux éviter de boire alors ! "

On se demande alors comment l’armée française, patiente il est vrai, a pu conserver en son sein un bonhomme de 1m60 à tout casser et buveur qui plus est. Comment a-t-il pu leur peindre la gueule ainsi, 17 années durant ?

" Il y a plus de choses dans le ciel, Horatio, que ton esprit ne saurait en concevoir " (Shakespeare, Hamlet).

Le gros problème  ce gars, comme l’a souligné Me Aude Cazal, est qu’il n’arrive plus à dormir. Mais ce n’est pas une excuse : 5 mois avec sursis et mise à l’épreuve ; obligation de se faire suivre par un médecin pour son addiction ; interdiction (à leur demande) de s’approcher de chez ses parents ; et 600 + 400 + 800 euros de dommages et  intérêts divers. Quant à savoir comment il va casquer ça, l’histoire ne le dit pas.

 

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