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Adepte des violences conjugales, il incite les mineurs à se souler

Correctionnelle Sud – Mardi 8 mars 2016 :
Ecrit par zinfos974 – le mardi 8 mars 2016 à 16H12

Grand, gras, le regard faussement éteint, Henri Dijoux, Cilaosien de 35 ans, comparaissait entre ses gendarmes favoris ce matin. Détenu pour violences contre sa concubine, sous influence de l’alcool, il n’en est qu’à sa 12ème condamnation. Conduite en état d’imprégnation alcoolique, violences, violences aggravées sur sa concubine, et autres farines, il collectionne les condamnations comme d’autres les timbres-poste.

Imbibé jusqu’à en être ivre-mort

Pour dérivatif à la monotonie de sa triste vie de chômeur, Henri Dijoux a trouvé une réjouissante activité, souler des mineurs chez lui, en présence de sa femme, qui ne suce pas les glaçons non plus. Et surtout, lamentable, en présence de leur fillette de 4 ans. Ce qui leur vaudra l’intervention ferme de la maréchaussée cilaosienne en août dernier.

La 1ère fois, le 23 août à 23h50, c’est lui-même qui prévient les gendarmes : il a reçu des galets sur le toit de sa case et même un coup de fusil sur les tôles. Les gendarmes sont vite là pour constater que les jets de plombs et autres grenades-pays sont plus qu’imaginaires.

Ce qui l’est moins, c’est l’état d’un jeune garçon mineur, tellement imbibé qu’il en est ivre-mort et doit être conduit à l’hosto. Henri lui-même est beurré jusqu’au trognon, de même que sa chère et tendre qui n’est capable de se souvenir de quoi que ce soit. La seule lucide et non imprégnée est leur gamine de 4 ans.

Première réaction logique des autorités, placer la fillette dans une famille de non-buveurs.

"Chacun fait-fait-fait c’qu’il lui plaît-plaît-plaît"

Second épisode le 27 août à 1h30.  Cette fois, c’est la concubine qui crie l’assassin auprès des gendarmes : "In marmaille lé soul dans mon case là, viens a zot ! " Ah bon ?

De ses explications confuses à la barre, il ressort que bonhomme se considère comme innocent. S’il a bien fait l’acquisition des nombreuses bouteilles de bourbognac incriminées, les mineurs se sont servis tout seuls comme des grands. Surtout la 2ème fois où il y avait de la musique à tue-tête et où "chacun faisait ce qu’il voulait".

Autre aveu surprenant : "Il m’avait dit qu’il était majeur, le deuxième". Les photos prises par la gendarmerie prouvent nettement qu’il s’agit de mômes. "D’ailleurs, le vin de Cilaos, c’est lui qui l’a apporté".

C’est Irénée qui va être content, lui qui prétendait que le vin Isabelle ne rend pas plus fou que n’importe quel autre alcool à dose intempestive.

La triste constatation est que ces deux jeunes victimes sont d’ores et déjà dépendantes à l’alcool à leur âge et que l’un a été déscolarisé en 3ème pour cette même raison.

"Je vais changer… Hips !"

Le vice-procureur Pierre Bernard l’a contraint à boire la coupe jusqu’à la lie : "Après toutes ces condamnations, souvent pour les mêmes motifs, on aurait pu s’attendre à une prise de conscience. Même pas !... Nous devons tout mettre en œuvre contre cette alcoolisation forcenée incohérente… Trop d’accidents… Trop de violences sur conjointes… Plus on commence tôt et plus… Un minimum de sens des responsabilités qu’il n’a pas… "

Avant de se désoler que la loi ne prévoie pas plus que quelques centaines d’euros d’amende dans un tel cas. Il a requis une peine de 400 euros, moins que le maximum autorisé "car sa situation financière ne lui permettrait pas de payer plus". Réquisitoire suivi par la présidente Peinaud.

Le prévenu a promis d’une voix morne de s’amender. Vous pariez un godet là-dessus ?

 

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