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Le cyber-délinquant d’Etang-Salé dénoncé… par les cyber-gendarmes de Varsovie !

Correctionnelle Sud – Jeudi 03/03/2016 :
Ecrit par zinfos974 – le samedi 5 mars 2016 à 09H56
La délinquance sur le Net s’affûte, les contrevenants usant d’astuces de plus en plus élaborées pour échapper à la loi.

Mais en face, les cyber-gardiens de l’ordre ne sont pas la moitié d’un crétin non plus et les connexions inter-services de police et de gendarmerie aboutissent souvent à des résultats bien surprenants. M. J., d’Etang-Salé, en a fait l’amère expérience en avril 2014 (pourquoi si longtemps, au fait ?) même s’il apparaît qu’en l’affaire, il semble s’être fait posséder jusqu’au trognon.

Quelques minutes fatales !

Au mois de mai 2014, les cyber-gendarmes de Pologne décèlent des cas de pédophilie informatique dans 24 pays autour du globe… dont un à Etang-Salé-Réunion.

Avis aux malades prisant les images pornographiques mettant en cause des mineur(e)s : Il ne faut pas longtemps pour se faire enchrister ; quelques minutes, voire quelques secondes suffisent.

Dans notre histoire, les Polonais ont constaté qu’entre 14h58 et 15h10 (admirez la précision !), le 30 avril 2014 à Etang-Salé, un téléchargement avait été effectué, mettant en cause une gamine de 4 ans. Quatre ans… Cela vous fout le cœur au bord des lèvres.

"T’as volé l’orange !"

Réaction rapide, les gendarmes polonais avertissent leurs collègues réunionnais qui se rendent chez le fautif. Il s’avère en fin de compte que ce dernier utilisait l’ordinateur de son grand-père, lequel est tout de suite mis hors de cause car absent de chez lui au moment de la commission du délit.

Là où ça coince, c’est que le système de défense de M. J. est simple mais invérifiable : ses potes venaient souvent, en l’absence du grand-père, utiliser sur leurs propres ordinateurs sa connexion wifi. Devant les enquêteurs, il finit par admettre du bout des lèvres, comme dans "L’orange" de Bécaud : "Oui, c’est bien moi" mais se rétracte à l’audience : "J’ai signé le procès-verbal sans le relire".

Ce qui le sauvera en partie est son curriculum vitae, exempt de toute condamnation. Il n’a même jamais traversé en-dehors des clous, cet homme.

TOC voyeur-masturbateur

Il admet également qu’il a téléchargé des films porno pour adultes, en vrac, et en rentrant, a trouvé "ça" dans le tas. S’ensuit une litanie d’explications embrouillées à base de mots-codes, mots-clés, "Loly"… "Pédo"… auxquels votre humble serviteur admet n’y comprendre que dalle. Mettons que c’est sordide. 

Soumis aux investigations pointues d’un psy, il s’avère que M. J. ne présente aucune anomalie comportementale, pas de tendance pédophile particulière et que s’il est plutôt voyeur comme tout un chacun (ou presque, je veux dire, holà !), sa tendance serait plutôt à la petite branlette des familles. Rien de dangereux en lui donc.

Le vice-procureur Pierre Bernard a insisté sur le fait que si le prévenu n’avait peut-être pas téléchargé, il avait néanmoins mis son triste "butin" à la disposition de quelques potes. De toute façon, il y a bien détention d’images pédophiles violentes qui méritent 9 mois avec sursis.

Le tribunal a rabaissé la douloureuse à 3 mois seulement. Sans inscription au fichier des délinquants sexuels pour ne pas obérer une tentative réelle de réinsertion dans le monde du travail.

Acceptons-en l’augure.

 

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