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Licenciée pour accusation de harcèlement sexuel: Discriminant selon le Défenseur des droits

Alors qu'une ancienne salariée d'une grosse société réunionnaise conteste son licenciement pour avoir dénoncé des faits de harcèlement sexuel, le Défenseur des droits estime que la salariée a été victime de discrimination.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 1 mars 2016 à 07H39
Un(e) salarié(e) ne peut pas être licencié(e) pour avoir témoigné de faits de harcèlement sexuel ou les avoir relatés. C’est ce que rappelle le Défenseur des droits dans un rapport rendu dans le cadre d’une affaire opposant une ancienne salariée d'une grosse société réunionnaise à sa direction, apprend-on dans la presse écrite.

Les faits remontent  à juillet 2013. La salariée se plaint dans un premier temps à sa hiérarchie de harcèlement sexuel de la part du collègue avec qui elle partage son espace de travail, avant de demander deux mois plus tard de mettre fin à la procédure, en raison de pressions subies. Peu après, la directrice des ressources humaines inflige un recadrement managérial au collègue impliqué et licencie dans le même temps la salariée pour "accusations mensongères."

Pour le Défenseur des droits, il s’agit là d’une discrimination car le licenciement est constitutif "d’une mesure de rétorsion suite à une dénonciation de faits de harcèlement sexuel".  Son enquête lui a d'ailleurs permis de récolter des indices permettant de conclure à la réalité du harcèlement, et il relève que le recadrement du collègue concerné prouve que la direction avait conscience d’un comportement inadapté.

Ses observations ont été présentées au conseil de Prud’hommes ce vendredi. En raison d’une demande de renvoi, l’affaire n’a pas été jugée. Une nouvelle audience aura lieu en mars prochain.

 

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