Licenciée pour accusation de harcèlement sexuel: Discriminant selon le Défenseur des droits

Les faits remontent à juillet 2013. La salariée se plaint dans un premier temps à sa hiérarchie de harcèlement sexuel de la part du collègue avec qui elle partage son espace de travail, avant de demander deux mois plus tard de mettre fin à la procédure, en raison de pressions subies. Peu après, la directrice des ressources humaines inflige un recadrement managérial au collègue impliqué et licencie dans le même temps la salariée pour "accusations mensongères."
Pour le Défenseur des droits, il s’agit là d’une discrimination car le licenciement est constitutif "d’une mesure de rétorsion suite à une dénonciation de faits de harcèlement sexuel". Son enquête lui a d'ailleurs permis de récolter des indices permettant de conclure à la réalité du harcèlement, et il relève que le recadrement du collègue concerné prouve que la direction avait conscience d’un comportement inadapté.
Ses observations ont été présentées au conseil de Prud’hommes ce vendredi. En raison d’une demande de renvoi, l’affaire n’a pas été jugée. Une nouvelle audience aura lieu en mars prochain.


