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Chauffeur-chauffard alcoolique récidiviste, il s’en contrefout, mais alors là…

Correctionnelle Sud – Mardi 02 février 2016 :
Ecrit par zinfos974 – le mardi 2 février 2016 à 12H48
Il s’en balance avec une aisance qui vous donnerait une idée de l’infini, le Didier Gastrin, 44 ans, crâne plus luisant que Barthez. Il comparaissait entre deux gendarmes car déjà détenu pour violences et menaces envers sa mère. Son CV est chargé comme une mule pour quelques bricoles telles que violences avec arme, violences en réunion, violences aggravées, ce qui lui a déjà valu quelques séjours à l’ombre. Bref, un tendre, un sentimental.

Autant dire qu’avec cette ancienneté dans la délinquance, les deux menus soucis qui l’amenaient devant le tribunal aujourd’hui ne le concernaient que modérément.

Le 12 octobre dernier au Tampon, au lieu de profiter peinardement d’une courte période hors les geôles de la République, notre homme s’en va baguenauder en voiture, sans permis, sans assurance mais avec quelques degrés de trop derrière la cravate. Il se met en tête de voir son fils, lequel ne veut pas entendre parler de lui.

Furibard, il s’en prend à la voiture de son beau-frère, voiture qui ne lui avait rien fait mais dont le seul tort était d’être garée près de la sienne. Marche arrière rageuse, calandre emboutie. Procédure.

Vous, moi, bref n’importe qui d’à peu près normal (si ça existe !) se le tiendrait pour dit. Pas Le Didier.

Trois jours plus tard à peine, le 15, sur les coups de 19h30, toujours au Tampon, plus imbibé que « Double-Rhum » (1,65 g par litre d’air expiré, tout de même), il reprend le volant. Et encalbarde un véhicule à l’arrêt.
 

"Ça vous arrive souvent de conduire en état d’ébriété ?" s’enquiert poliment la présidente Tomasini. Réponse vague comme toutes ses autres répliques au demeurant. "Vous aviez bu quoi ?"
 
On comprend qu’il a commencé au rhum charrette depuis le matin "pour faire plaisir à des copains". Ah ! Trois, quatre, il ne se souvient plus trop. Toujours pas de permis ni d’assurance. Cette fois, les gendarmes s’emparent du véhicule qu’il avait "oublié" de leur remettre la première fois.

C’était le premier réquisitoire saint-pierrois du substitut Pierre Bernard, qui n’y est pas allé avec le dos de la cuillère :

"Cet homme a un rapport particulier avec la vérité… Il n’est au courant ne rien, il récidive mais ce n’est pas sa faute et, comme beaucoup, ne respecte pas les règles de sécurité censées assurer l’intégrité de tous. Son casier judiciaire est éloquent".

Et de réclamer 6 mois de prison supplémentaires, avec à la clef 300 + 150 euros d’amendes et la confiscation du véhicule. Réquisitoire suivi à la lettre par le tribunal.
Quand on demande son avis au prévenu…

"J’avais dit aux gendarmes de faire ce qu’ils voulaient de la voiture quand ils ont voulu me rendre les clefs". Si on pensait le chagriner avec ces broutilles, un mec chevronné comme lui !

 

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