Visite de François Hollande: L'intersyndicale se mobilise

Faute de rendez-vous avec le président de la République, un rassemblement sera organisé par l'intersyndicale, ce jeudi à 9h30, devant la préfecture à Saint-Denis. Le groupe syndical compte mobiliser "le plus de monde possible" avant son arrivée, mais ce n'est pas gagné: "Nous ne savons pas si c'est fait exprès, mais arriver le jour de la pré-rentrée, c'est à dire le jour où les enseignants, chefs d'établissements et certains élèves se mettent au travail, ne facilite pas la tâche", affirme Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale de la FSU. Les syndicalistes sous-entendent que le choix de cette date n'est pas anodin et limiterait l'ampleur des mobilisations au long de la journée.
Une demande d'audience officielle de l'intersyndicale a été adressée à la préfecture qui n'a pas encore donné de réponse. "La demande a été faite le 22 juillet, précise Marie-Hélène Dor, et nous constatons aujourd'hui que le programme de cette visite est exactement le même que le précédent".
"Comment peut-il écarter les salariés? C'est sur eux que l'économie repose"
Un programme qui ne leur convient pas. "Le président va recevoir le MEDEF, mais est ce que c'est eux qui l'ont placé là, à 75% des voix en 2012? Faut-il oublier les salariés et les organisations syndicales au profit du patronat?", demande Johny Michel, délégué régional de Solidaire. Marie-Hélène Dor précise: "François Hollande dit qu'il veut rencontrer les acteurs économiques et prendre la température sociale à La Réunion. Comment peut-il écarter les salariés? C'est sur eux que l'économie repose".
L'interpeller à propos de plusieurs "inquiétudes", c'est le but du rassemblement de jeudi. Le pacte de responsabilité demeure toujours un des points principaux d'inquiétude pour le groupe syndical qui est "difficilement buvable, même avec le pacte de solidarité qui devait faire le pendant", selon Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR. "Donner encore plus d'argent aux patrons... qui n'ont toujours pas parlé des contreparties des millions d'euros qu'ils demandent. Que prévoient-ils pour les salariés? Rien."
Des revendications, une envie d'être entendu et une mobilisation qui ne sera pas évidente en ce premier jour de rentrée, l'intersyndicale a du pain sur la planche d'ici à la fin de la semaine: "Nous ne nous attendons pas à une forte mobilisation mais nous savons que plusieurs groupes seront présents devant la préfecture jeudi", conclut-elle histoire de se rassurer un peu...


