5e circonscription : "Aucune place pour les nuances dans les extrêmes" estime Léopoldine Settama-Vidon

En préambule, Léopoldine Settama-Vidon a exprimé sa profonde inquiétude face à la montée des extrêmes en France. "Nous vivons un moment historique où la France risque de basculer dans les extrêmes, et dans ces extrêmes, il n'y a aucune place pour les nuances. Je suis une femme engagée dans les difficultés quotidiennes, et c'est cela qui motive mon engagement", a-t-elle déclaré. Elle souligne l'importance de proposer des actions concrètes pour apaiser une population déçue par la vie politique.
Pour la candidate, il est plus que nécessaire de rétablir la confiance des électeurs dans la classe politique. Elle plaide pour une réduction significative des indemnités et des retraites des élus. "Quand on demande aux gens de se mettre au boulot, d'aller travailler, de faire des efforts, on doit en tant qu'élu pouvoir le faire soi-même. Nous ne venons pas en politique pour faire carrière et obtenir une retraite à l'Assemblée nationale. Nous devons donner l'exemple", a-t-elle affirmé.
Elle propose également des mesures pour améliorer le pouvoir d'achat, notamment en renforçant le blocage des prix des produits de première nécessité et en valorisant les retraites avec un seuil minimum de 1.000 euros pour les seniors. Elle plaide également pour une réévaluation des retraites des agriculteurs.
"Éviter le populisme"
"Il n'est pas normal que ceux qui nous nourrissent partent avec une retraite de 300 à 400 euros. Concernant l'abrogation de la réforme des retraites à 64 ans, il faut éviter le populisme et reconnaître que revenir à une retraite à 60 ans est irréaliste. Je propose une modulation de l'âge de départ à la retraite en fonction de la pénibilité du travail", a-t-elle précisé.
Pour favoriser l'emploi et soutenir les petites entreprises, Léopoldine Settama-Vidon prône la création d'une zone franche globale pour La Réunion. Elle propose aussi la suppression des dettes fiscales et sociales des TPE-PME et la création de postes dédiés à leur accompagnement dans les organismes sociaux. "Il faut aider les entreprises locales à embaucher et à relancer l'économie", a-t-elle souligné.
Elle s'oppose aux promesses "populistes" d'augmenter le SMIC à 1.600 euros nets mensuels sans garantie économique solide. "Je ne suis évidemment pas contre, mais nous ne pouvons augmenter les salaires que si les entreprises peuvent se le permettre. Il faut accompagner les chefs d'entreprise avant de s'engager dans une telle démarche", a-t-elle expliqué, suggérant plutôt un crédit d'impôt sur cinq ans pour permettre aux entreprises de recruter sans être écrasées par les charges.
Une candidature sans étiquette pour "transcender les différences"
Léopoldine Settama-Vidon a choisi de se présenter sans étiquette politique, estimant que cela reflète mieux sa personnalité et sa volonté de "transcender les différences". "Dans une famille, vous n'avez pas forcément la même opinion, mais vous pouvez travailler ensemble. C'est cette approche que je souhaite apporter à l'Assemblée nationale", a-t-elle expliqué.
Elle évoque l'exemple des élus indépendants qui ont constitué le groupe LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) à l'Assemblée nationale. "L'histoire nous a montré que c'était possible. Des élus indépendants ont obtenu des résultats que les blocs traditionnels n'ont pas pu avoir", a-t-elle souligné.
Pour cette élection, Léopoldine Settama-Vidon mise sur "l'intelligence et la mobilisation" des électeurs. "Je crois en l'intelligence de la population qui en a marre. J'espère de tout cœur que cette fois, la population entendra notre message" a-t-elle conclu.


