Vidéo - La CRC confirme le redressement budgétaire de Ste-Marie : "Plus qu'un encouragement" pour Richard Nirlo

Ste-Marie : Une majorité retrouvée et un déficit résorbé de moitié
De quoi redonner "du baume au cœur" et un sourire à peine voilé à Richard Nirlo qui y voit là "la preuve" du travail engagé - non sans mal - avec ses services mais qui lui a coûté une partie de sa majorité. "C'est encourageant même s'il reste encore beaucoup de travail à faire", lance le maire de Sainte-Marie qui s'attend à retrouver dans les prochaines semaines un "fonctionnement normal".
"Mon souhait c'était qu'il fallait commencer par le commencement, ce que certains élus n'ont pas compris en raison d'une certaine impatience, ce que je peux comprendre. Mais je n'arrêtais pas de leur dire qu'il fallait d'abord rétablir la situation financière de cette commune pour faire ensuite le reste", rappelle Richard Nirlo.
Outre la bonne trajectoire budgétaire prise par sa collectivité, l'édile sainte-marien a également pu compter sur l'arrivée de trois nouveaux élus dans sa majorité (Nicolas Lebreton, Matthias Dassot et Arielle Rezac). Après des mois de tensions au sein même de sa majorité et la démission de certains adjoints (Thierry Flahaut et James Clain), Richard Nirlo souhaite désormais "tourner la page" des ladilafé pour retrouver un fonctionnement "normal" d'une collectivité. "Nous allons nous occuper de nos routes, de l'environnement et de toutes les autres choses qui entrent dans notre champ de compétence", confie-t-il.
Si elle ne remet pas en cause "par principe" l'avis budgétaire de la CRC, Céline Sitouze a tout de même indiqué à Richard Nirlo que "le redressement ne veut pas dire retour à l'équilibre". "Nous sommes toujours déficitaire de 10 millions d'euros, il faut garder ça en tête", tempère l'élue de l'opposition qui tient à rappeler au maire que les exercices analysés par la CRC vont de 2017 à 2022, "alors que Richard Nirlo est en fonction depuis 2018". "L'essentiel des comptes analysés relèvent de sa responsabilité. Il ne peut pas donc dire "je veux tourner la page" et passer à autre chose de façon définitive", relève-t-elle.
Et quant à la possibilité de résorption totale du déficit d'ici la fin de l'année, Céline Sitouze ne cache pas sa surprise de voir une collectivité effacer 18 millions d'euros de déficit en deux années. Elle estime que si la commune est en mesure d'effacer cette dette, "cela veut dire qu'on aurait jamais dû être dans une telle situation". "Cela montre que les capacités financières de Sainte-Marie vont au-delà des capacités financières des autres communes. Si on est en capacité de faire ça pour la fin 2024, pourquoi mettre fin à des projets comme l'école de Beauséjour ou mettre en souffrance des associations ?", s'interroge-t-elle. Elle ajoute : "il ne s'agit pas uniquement de combler un déficit, il s'agit d'assurer le quotidien des Sainte-Mariens".
La tempête est-elle définitivement passée ? Malgré une certaine sérénité retrouvée, les affaires de ces dernières semaines prouvent que tout est encore possible à Sainte-Marie ("Le complot de Jean-Louis Lagourgue contre Richard Nirlo").
Réponse dans les prochaines semaines...


