Revenir à la rubrique : Société

?Un camion-bar réunionnais dans le Vaucluse…

Quel chemin de traverse a pris Christian pour arriver jusqu’à Orange et proposer aux clients et autres curieux-gourmands : bouchons, bonbons piments, samoussas etc… "c’était juste un rêve que j’ai pu réaliser !", répond d’emblée l’heureux propriétaire du food-truck (pour les Internationaux, roulotte pour les Tahitiens, camion-bar pour les Réunionnais).

Ecrit par Gilette Aho – le dimanche 14 novembre 2021 à 12H58

« J’ai une âme et des mains de cuisinier et j’ai pu allier l’utile à l’agréable. Après avoir passé des heures sur les routes, j’aimais me réfugier dans ma cuisine, préparer des bons petits plats de mon île pour ma famille, mes amis. Malheureusement après un accident de travail, j’ai dû entamer une nouvelle orientation professionnelle et me reconvertir », raconte Christian.

De commercial dans une entreprise de BTP à traiteur ambulant, il garde le contact avec le public. « Je me suis dit : pourquoi ne pas proposer des plats de la cuisine réunionnaise à des touristes qui se sont rendus là-bas à La Réunion et qui gardent la saveur des bouchons et des caris ». Lors de sa reconversion professionnelle en quelques mois, il s’initie à toutes les sauces. « C’était un jeu d’enfants, dans la cuisine de mes parents ou de mes grands-parents, là-bas à la Plaine des Cafres dans les hauts de mon île, le « fait-maison » est un art traditionnel. Je suis originaire d’une famille d’éleveurs et d’agriculteurs, je sais ce que c’est ! »

A peine a-t-il achevé sa formation de H.A.C.C.P. (obligatoire pour l’ouverture d’un camion-bar), il investit avec son entourage familial dans l’achat et l’aménagement d’un camion-cuisine. « Je voulais quelque chose de bien. J’ai dans mon horizon une vingtaine d’années de travail encore », souligne-t-il. « Et patatras, le 7 avril 2020, une semaine après l’ouverture, c’était le confinement, j’ai pu malgré tout continuer mon travail ! », s’en souvient-il encore. 

Le « partage de souvenirs culinaires »

Depuis, Christian a repris les rênes de son nouveau métier. « Je m’installe là où les clients connaissent La Réunion. Ces clients-là savent où La Réunion se situe, ils ne la confondent pas avec les Antilles. C’est un plaisir de partager avec eux des souvenirs culinaires. Les deux plats les plus demandés sont emblématiques de mon île : le rougail saucisses et le cari poulet… Il y a aussi les accompagnements comme les bonbons piment, les samoussas ou les bouchons. » 

Sa clientèle, il la fidélise au fil des marchés de Provence du Vaucluse (département connu comme le grenier de la France). « Nous sommes deux camions-bars réunionnais dans le département, il y a du travail pour tout le monde ! », affirme-t-il. 

Sa « caz tonton », il la complète avec un site et une page facebook et le tour est joué… « Aujourd’hui, des clients m’appellent, les commandes s’accumulent, je fais traiteur pour les concerts, les matchs, les mariages. Dernièrement l’équipe de production de Thomas Dutronc m’a sollicité pour m’installer aux abords du concert du chanteur… ». 

A le voir au volant de son véhicule, s’installer sur les marchés, discuter avec les passants et ses clients, Christian est comme un poisson dans l’eau… de La Réunion !

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

[Communiqué] Un engagement vers une agriculture locale plus responsable

Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire organise le concours des Trophées de l’Agroécologie 2024-2025. Ce concours récompense l’action d’agricultrices et d’agriculteurs en faveur d’une agriculture exemplaire au regard de la triple performance : économique, environnementale et sociale.