Ni pillages ni silence : l'intersyndicale réunionnaise veut faire entendre ses revendications le 5 novembre

À l’approche du samedi 24 octobre, l’intersyndicale de La Réunion défend le droit de manifester pacifiquement et conteste les restrictions prises par les autorités. Elle rejette les violences et prépare une grève interprofessionnelle le 5 novembre.
Les pillages ne doivent pas faire taire les revendications sociales. C’est la position défendue par l’intersyndicale réunionnaise (CFDT, CGTR, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFE CGC, Saiper, Union étudiante 974), alors que de nouvelles manifestations sont annoncées samedi 24 octobre, dans un contexte d’interdictions de rassemblements et de couvre-feux. Les organisations syndicales entendent poursuivre la mobilisation, tout en se démarquant des dégradations.
"L’intersyndicale ne cautionne aucune agression, destruction ou pillage qui ne sont pas des méthodes légitimes pour faire avancer les revendications", affirment-elles.
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Elles accusent toutefois Emmanuel Macron d’utiliser ces événements pour justifier un durcissement des restrictions. Selon elles, les destructions "n’ont rien à voir avec l’action revendicative" et ne sauraient justifier de limiter les libertés de manifestation et de réunion.
Un soutien aux mobilisations de la jeunesse
Les syndicats apportent leur soutien aux lycéens et aux étudiants, dont ils jugent les inquiétudes légitimes. Tout en affirmant respecter l’indépendance de leur mouvement, ils partagent leurs demandes de meilleures conditions d’études et de davantage d’égalité.
"Nous soutenons le droit des lycéennes et des étudiants à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité", soulignent les organisations.
Elles estiment que le gouvernement doit apporter des réponses à la hausse du coût de la vie, à la précarité et aux difficultés des salariés et des retraités. Elles réclament notamment le retrait du projet de budget et dénoncent les 54 milliards d’euros de coupes budgétaires annoncées.
Deux rendez-vous le 5 novembre
Au-delà de samedi prochain, l’échéance fixée par l’intersyndicale est celle du jeudi 5 novembre. Elle appelle les salariés du public et du privé, les étudiants, les retraités et plus largement la population à une grève interprofessionnelle et à des manifestations.
Deux rendez-vous sont annoncés dès 9h : à Saint-Denis, du Jardin de l’État vers la préfecture, et à Saint-Pierre, au Jardin de la plage.


