Émeutes : et si les manipulateurs étaient eux mêmes manipulés ?

Paris, Marseille, Lyon, Limoges, Lille, Nice, Bordeaux... La liste serait trop longue de toutes les villes françaises qui ont été dévastées et pillées après les émeutes de samedi 17 et dimanche 18 octobre. Même l'Outre-mer, et en particulier Saint-Denis, a été touché.
En tant que Français, nous sommes bien évidemment plus attentifs à ce que se passe dans notre pays, surtout quand passent en boucle sur les chaines d’information les images de nos centres-villes dévastés, noyés sous les fumées toxiques des gaz lacrymogènes, avec leurs milliers de commerces pillés.
Mais quand on prend un peu de hauteur, on découvre que des émeutes ont simultanément éclaté en Italie (à Milan, Turin, Bologne, Brescia et Bergame), et en Belgique (à Bruxelles et Liège...)
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Tandis qu’il existe aussi une forte agitation en Espagne, au Portugal, en Grèce et en Serbie, même si les événements récents y relèvent davantage de manifestations, grèves ou tensions politiques que d’émeutes au sens strict.
En Allemagne, la situation est encore différente. Il n’y a pas à ce stade de vague d’émeutes avec pillages massifs et affrontements avec la police. Les médias allemands parlent plutôt d’un climat de forte tension sociale et de manifestations susceptibles de se durcir. Mais toute l’attention est focalisée sur le 31 octobre où un mouvement se présentant sous le slogan "« "La génération Z se lève" appelle à manifester simultanément dans 21 villes allemandes.
"D'une telle sauvagerie"
A travers toute l’Europe donc, les mêmes mots d’ordre : la vie chère, le logement, l’éducation et les services publics.
Cette simultanéité aurait pu relever d’une simple coïncidence si, dans le même temps, on n’apprenait de sources du renseignement territorial, que la mobilisation des casseurs en France aurait été suscitée, accentuée et instrumentalisée non seulement par l'extrême gauche, mais aussi par des influenceurs et des blogueurs soutenus par des puissances étrangères, dont en particulier l’Iran, l’Algérie et la Russie. Et que l’on a vu parmi les manifestants de nombreux islamistes connus des services de police.
L’occasion pour nous de nous rappeler que parallèlement, les responsables du service d’ordre ont rapporté qu’ils n’avaient jamais eu à faire face à des émeutes d’une telle ampleur et d’une telle sauvagerie.
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Loin de moi l’idée d’essayer de faire croire que les problématiques de vie chère, de lycées délabrés et de prix de l’essence n’existent pas. Ces problèmes sont bien réels. Mais c’est justement là le propre d’une manipulation de masse. Ils n'inventent rien. Leurs auteurs partent de faits réels, ici la grogne des lycéens et des Français d’une façon plus générale, pour les déformer, les détourner et les amplifier afin d’accentuer cette colère et la transformer en révolution.
Les Russes se sont fait une spécialité de cette forme de guerre hybride. La France a déjà eu à en subir les conséquences, notamment en Afrique. Ils ont installé de véritables fermes à trolls un peu partout dans le monde, et dans notre région notamment à Madagascar, qui débitent les fausses informations par dizaines de milliers tous les jours.
Eurosceptiques
Le but pour eux, avec la complicité active de Donald Trump, est de faire exploser l’Europe en permettant à des partis anti-européens et pro-Poutine d’accéder au pouvoir et de miner l’Europe de l’intérieur. Comme l’avait fait Viktor Orban il n’y a pas très longtemps de cela. Sauf que cette fois, si ce sont la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne qui basculent dans le camp des eurosceptiques, le problème serait d’une gravité bien plus grande.
Pas étonnant dans ces conditions de voir Trump et Poutine ne même pas se cacher pour soutenir officiellement l’AFD en Allemagne, le RN en France ou le parti Reform UK de Nigel Farage en Grande Bretagne.
Des pays qui s’opposent à l’hégémonie américaine et aux trahisons de son clown de patron, et à la folie meurtrière de Poutine.
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Si ces trois pays tombent, il n’y aura plus d’Europe, ce qui ravira Donald Trump, et Vladimir Poutine pourra envahir l’Ukraine en entier. Et pourquoi pas en profiter pour prendre le contrôle de plusieurs pays européens, en particulier des pays situés en Europe de l’Est qui faisaient auparavant partie de l’ex-URSS, puisqu’il serait certain que son allié Trump ne lèverait pas le petit doigt pour l’en empêcher ? .
Au travers de ces émeutes, on s’aperçoit que les enjeux sont d'une toute autre importance.


