Élections professionnelles : la FSU met en garde contre les pressions politiques

À l’approche des élections professionnelles du 10 décembre 2026, la FSU Territoriale 974 interpelle les exécutifs des collectivités réunionnaises. Dans un courrier ouvert signé par Christian Picard, son secrétaire départemental, le syndicat réclame des garanties pour préserver la liberté de choix des agents et l’indépendance de leurs représentants.
Les élections professionnelles ne doivent pas devenir le prolongement des élections politiques. C’est le message adressé par la FSU Territoriale 974 aux maires, aux responsables de la Région, du Département, des intercommunalités et des établissements publics territoriaux de La Réunion.
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Le 10 décembre prochain, les agents territoriaux sont appelés à renouveler leurs représentants dans les instances de dialogue social, notamment les Comités sociaux territoriaux (CST), les Commissions administratives paritaires (CAP) et les Commissions consultatives paritaires (CCP).
À l’approche de cette échéance, le syndicat demande aux employeurs publics de garantir la neutralité de l’administration et de prévenir toute intervention susceptible d’orienter le vote ou d’influencer la constitution des listes.
Des inquiétudes pour les contrats et les carrières
La FSU évoque des « préoccupations exprimées sur le terrain » concernant les pressions que pourraient subir des agents en raison de leur engagement syndical, de leur candidature ou de leur refus de soutenir une organisation. Le courrier ne cite toutefois aucune collectivité ni aucun cas précis.
Le syndicat attire particulièrement l’attention sur les agents contractuels, susceptibles de craindre pour le renouvellement de leur contrat. Il évoque également les conséquences que des fonctionnaires pourraient redouter sur leur affectation, leur mobilité ou leur avancement.
« Aucun agent ne doit avoir à choisir entre sa liberté syndicale et la préservation de sa situation professionnelle », insiste l’organisation.
Pour la FSU, les représentants du personnel doivent pouvoir défendre les intérêts des agents sans être assimilés à un camp politique. « Un Comité social territorial n’est pas une assemblée politique », rappelle-t-elle, en refusant que ces instances reproduisent les équilibres des majorités locales.
Six engagements demandés aux collectivités
Le courrier formule six demandes : garantir la neutralité de l’employeur, prévenir les pressions et discriminations, assurer un accès transparent aux moyens de communication syndicale, préserver l’indépendance des organisations, garantir la régularité du scrutin et protéger les agents contre les mesures de rétorsion.
La FSU demande aussi que les moyens humains, matériels et financiers des collectivités ne soient pas utilisés pour favoriser une candidature, tout en respectant les droits et facilités reconnus aux syndicats.
Elle invite chaque exécutif à formaliser les garanties prévues et à les communiquer aux services, à l’encadrement et aux organisations syndicales.
Le syndicat annonce enfin qu’il examinera les faits suffisamment documentés pouvant relever de pressions, de discriminations ou d’irrégularités électorales. Selon leur nature et leur gravité, il envisage des démarches auprès du préfet, de la juridiction administrative ou du procureur de la République.
« Les élections professionnelles appartiennent aux agents », conclut la FSU Territoriale 974, qui demande aux responsables locaux de lui faire connaître les dispositions qu’ils comptent prendre.
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