Vie chère : le Medef Réunion appelle à ne pas perdre de vue les revendications

Après les violences urbaines du 17 au 18 octobre, la présidente du Medef Réunion, Katy Hoarau, appelle à recentrer le débat sur la vie chère. Tout en condamnant les dégradations, l'organisation patronale propose de réunir les acteurs du territoire pour trouver des réponses concrètes.
"Le 17 octobre, des Réunionnaises et des Réunionnais ont manifesté pour dire leur ras-le-bol de la vie chère. Cette colère est fondée. Quand le litre d'essence atteint 2 euros et que plus d'un Réunionnais sur trois vit sous le seuil de pauvreté, l'indifférence n'est pas une option". Le Medef Réunion, présidé par Katy Hoarau, reconnaît les difficultés qui alimentent la colère des Réunionnais face à la vie chère. Mais l'organisation patronale estime que les violences survenues dans la nuit du 17 au 18 octobre risquent de détourner l'attention des revendications initiales. "On parle des incendies au lieu de parler de la vie chère", déplore-t-elle.
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L'organisation condamne fermement les dégradations commises dans plusieurs communes et exprime sa solidarité avec les commerçants, les salariés, les habitants et les forces de l'ordre touchés.
"Détruire un commerce ne fait baisser aucun prix", insiste-t-elle. Au contraire, ces actes menacent des emplois, privent les quartiers de services et entraînent des coûts supplémentaires. "La violence ne casse pas le système : elle casse les gens. La richesse des plus modestes, ce sont les services publics, les droits sociaux et l'emploi de proximité. Les brûler, c'est les faire reculer. À six mois de l'élection présidentielle, la violence confisque aussi le débat : on parle des incendies au lieu de parler de la vie chère".
Relancer le dialogue pour agir sur la vie chère
Pour sortir de cette situation, le syndicat patronal défend trois priorités : offrir davantage de perspectives aux jeunes par l'emploi et l'apprentissage, renforcer les capacités de production locales et renouer le dialogue entre les décideurs et la population.
Il appelle ainsi l'État, les collectivités, les partenaires sociaux et la société civile à se réunir rapidement et propose de relancer une conférence territoriale permanente. L'objectif est notamment de "reconnecter ceux qui décident et ceux qui vivent la vie chère au quotidien".
"La situation est trop grave pour qu'on l'aggrave", prévient le Medef, qui conclut son appel par deux mots : "Jouons groupés."


