Vie chère en Outre-mer : la ministre Naïma Moutchou appelle à "la responsabilité" face aux violences

La contestation contre la vie chère touche également les Antilles. Dans la nuit de dimanche à lundi, des barrages et des pillages ont été signalés en Guadeloupe et en Martinique. Au total, 50 personnes ont été interpellées dans les deux territoires. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, appelle à la responsabilité de chacun.
La mobilisation contre la vie chère se poursuit dans plusieurs territoires ultramarins. En Guadeloupe et en Martinique, les tensions portent notamment sur le coût des carburants et les difficultés du quotidien, mais aussi sur l'accès à l'eau, rapporte Outre-mer La 1ère.
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Dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 octobre, plusieurs communes ont été touchées par des blocages nécessitant l'intervention des forces de l'ordre. Selon les informations rapportées par Le Figaro, à partir de l'AFP et des autorités, des barrages enflammés ont notamment été érigés sur la RN5, dans le sud de la Martinique, tandis que des pillages ont été signalés aux Abymes, en Guadeloupe.
Au total, 44 personnes ont été interpellées en Guadeloupe et six en Martinique, lundi 19 octobre, à la suite de ces incidents. Des policiers ont également été blessés.
Des revendications légitimes, des violences condamnées
Face à la situation, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a indiqué avoir échangé avec les préfets des territoires concernés, notamment en Guadeloupe, à La Réunion et en Martinique, pour faire le point sur les moyens mobilisés.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle reconnaît les difficultés rencontrées par les populations : "Je sais les difficultés du quotidien, les inquiétudes sur la vie chère, le carburant, les attentes des jeunes sur leurs conditions d'études. Ces préoccupations sont légitimes et appellent des réponses concrètes."
La ministre condamne toutefois les pillages et les entraves à la circulation, estimant qu'ils pénalisent directement les habitants et les salariés. "On ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d'achat et l'égalité des droits en pillant des magasins, en empêchant des salariés d'aller travailler ou en pénalisant les familles que l'on prétend défendre", affirme-t-elle. "J’en appelle donc à la responsabilité de chacun."
Naïma Moutchou exprime également son soutien aux commerçants, aux habitants et aux forces de l'ordre, dont plusieurs membres ont été blessés au cours des incidents. "Nos territoires ont besoin de solutions, pas de nouvelles destructions, pas de nouvelles agressions."
À la suite des graves incidents survenus ces derniers jours, notamment en Guadeloupe, à La Réunion et en Martinique, j’ai souhaité faire un point ce soir avec les préfets dans les Outre-mer sur la situation et les moyens mobilisés pour assurer la sécurité de la population.
Mes premières pensées vont aux habitants, aux commerçants et à tous ceux qui subissent les conséquences de ces événements.
J’exprime également mon soutien le plus ferme aux policiers, aux gendarmes et aux personnels de secours engagés sur le terrain. Plusieurs ont été blessés. Je pense à eux et à leurs familles et leur dis toute ma reconnaissance. Rien ne justifie qu’on s’attaque à ceux qui risquent leur intégrité physique pour protéger les autres.
Je sais les difficultés du quotidien, les inquiétudes sur la vie chère, le carburant, les attentes des jeunes sur leurs conditions d’études. Ces préoccupations sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Nous y travaillons chaque jour.
Mais on ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat et l’égalité des droits en pillant des magasins, en empêchant des salariés d’aller travailler ou en pénalisant les familles que l’on prétend défendre.
J’en appelle donc à la responsabilité de chacun. Manifester est un droit. Vivre, circuler et travailler en sécurité aussi. L’État continuera de garantir ces libertés et de protéger la population avec l’engagement des représentants de l’État et des élus locaux que je salue.
Nos territoires ont besoin de solutions, pas de nouvelles destructions, pas de nouvelles agressions.
— Naïma Moutchou (@NaimaMoutchou) October 19, 2026


