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Karine Lebon propose une aide financière pour les enfants de parents séparés entre La Réunion et l'Hexagone

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 21 octobre 2026 à 11H58

Permettre aux enfants de retrouver leur père ou leur mère malgré le prix des billets d'avion : c'est l'une des mesures défendues par la députée Karine Lebon dans le cadre du budget 2027 de l'Etat. Elle propose de consacrer 5 millions d'euros à une aide annuelle au déplacement pour les enfants de parents séparés entre La Réunion et l'Hexagone. La parlementaire a également déposé plusieurs amendements en faveur du logement social, de l'emploi et du pouvoir d'achat.

“Aucun enfant ne devrait être privé de voir son père ou sa mère parce qu'un billet d'avion coûte trop cher. La continuité territoriale doit aussi servir plus que tout à préserver les liens familiaux.” À l'occasion de l'examen du projet de loi de finances pour 2027, Karine Lebon souhaite faciliter les déplacements des enfants dont les parents vivent à plusieurs milliers de kilomètres l'un de l'autre.

La députée réunionnaise propose de consacrer 5 millions d'euros à la création d'une aide annuelle, sous la forme d'un bon de continuité territoriale par enfant mineur. Dans un premier temps, ce dispositif bénéficierait aux enfants résidant outre-mer dont l'autre parent vit dans l'Hexagone. La parlementaire souhaite ensuite l'étendre aux enfants vivant dans l'Hexagone dont l'un des parents réside outre-mer.

Cette aide aurait également vocation à bénéficier aux familles aux revenus intermédiaires, qui ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour financer ces déplacements.

Cette proposition s'inscrit dans une série d'amendements déposés par Karine Lebon pour répondre aux difficultés économiques et sociales rencontrées à La Réunion.

Renforcer les moyens du logement social

Le logement constitue l'autre volet de ses propositions. En juin dernier, Karine Lebon avait présenté, avec le député François Jolivet, un rapport sur la politique du logement social dans les Outre-mer, pointant notamment l'insuffisance des constructions et les besoins importants de réhabilitation.

Au 31 décembre 2025, plus de 103.000 demandes de logement social étaient en attente dans les départements et régions d'outre-mer.

La députée propose donc d'augmenter les crédits destinés à la construction, notamment pour les logements très sociaux, mais aussi de renforcer les financements consacrés à la rénovation du parc existant, à la lutte contre l'habitat insalubre et à l'accession sociale à la propriété.

Elle souhaite également développer l'hébergement d'urgence, particulièrement pour les femmes victimes de violences, ainsi que les résidences sociales et les pensions de famille.

“Nous ne pouvons pas continuer à afficher des objectifs de construction sans donner aux bailleurs sociaux et aux collectivités les moyens de les atteindre. À La Réunion, des familles attendent parfois des années un logement adapté à leurs besoins. Cette situation exige des investissements, pas des économies supplémentaires”, lance la parlementaire du groupe Gauche Démocrate et Républicaine (GDR).

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Karine Lebon réclame par ailleurs davantage de transparence sur l'utilisation des financements publics. Elle souligne qu'en 2026, seuls 105,9 millions d'euros d'autorisations d'engagement avaient été notifiés aux territoires, sur les 234,28 millions votés par le Parlement.

Prolonger l'aide fiscale à l'investissement outre-mer

Dans un contexte de chômage élevé à La Réunion, Karine Lebon souhaite également renforcer les moyens consacrés à l'insertion et à la formation professionnelle, alors que le gouvernement envisage la suppression définitive des contrats aidés.

Elle propose de rétablir à 100 millions d'euros les crédits de formation des salariés en insertion, soit leur niveau de 2023, et d'augmenter de 196 millions d'euros les financements des structures d'insertion par l'activité économique. L'objectif affiché est de permettre l'accompagnement de 23.000 personnes supplémentaires à l'échelle nationale.

Un autre amendement vise à porter à 40 millions d'euros la dotation du Fonds de cohésion sociale, qui facilite notamment l'accès au financement pour les personnes souhaitant créer ou reprendre une entreprise.

“Réduire les moyens de l'insertion et de la formation alors que le chômage reste aussi élevé est un contresens. Nous devons au contraire soutenir les structures qui accompagnent les personnes vers l'emploi et les Réunionnais qui souhaitent entreprendre”, avance-t-elle.

La députée de la 2e circonscription défend également la prolongation jusqu'en 2034 des dispositifs d'aide fiscale à l'investissement outre-mer, dont l'échéance actuelle est fixée à 2029. Cette mesure vise notamment les secteurs de l'agriculture, du tourisme, de l'industrie, des transports, des énergies renouvelables et du logement social.

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Elle propose enfin d'étendre le bénéfice du crédit d'impôt aux opérations réalisées en bail réel solidaire, afin de faciliter l'accession à la propriété des ménages modestes.

Ces différentes propositions devront désormais être examinées au cours des débats parlementaires.

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