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Trafic de cocaïne Dubaï-Réunion et blanchiment : Une des têtes de réseau supposées placée en détention

Sans surprise, Karim B., soupçonné d'être à la tête d'un réseau de trafic de cocaïne et de blanchiment d'argent en lien avec ce trafic, a été placé en détention provisoire. Le débat devant la juge des libertés et de la détention s'est déroulé à huis clos à la demande du parquet afin "qu'aucune information ne fuite dans la presse".
Ecrit par Isabelle Serre – le mardi 14 février 2023 à 13H05

Ce lundi matin, Karim B. s'est assis dans le bureau de la juge des libertés et de la détention (JLD) chargée de statuer sur son éventuel placement en détention à l'issue de son interpellation, le 7 février dernier, et de sa garde à vue. Le mis en cause d'une trentaine d'années est soupçonné d'être à la tête d'un trafic de cocaïne en provenance de Dubaï, de transferts d'argent litigieux et de blanchiment en lien avec le trafic via des prête-noms, du 1er janvier 2019 au 7 février 2023.

A la demande du parquet, le débat devant le JLD s'est déroulé à huis clos au motif que les détails de l'enquête qui a débuté il y a deux ans "ne devaient pas être connus de la presse". 

Le 7 février dernier, une petite dizaine d'interpellations s'étaient déroulées dans le département, point d'orgue d'une longue enquête  confiée à une juge d'instruction de St-Denis. Cinq individus, trois hommes et deux femmes, ont été présentés au parquet dionysien à la suite de leur garde à vue. Les deux protagonistes féminines qui, selon les premiers éléments, seraient les compagnes ou ex-compagnes de Karim B., ont été placées sou contrôle judiciaire. A la demande de Karim B., elles auraient été à la tête de sociétés d'import-export de véhicules d'occasion de luxe, dont l'objectif était de blanchir l'argent issu du trafic de drogue dure.

L'une d'elles est une influenceuse, animatrice d'un talk show à la sauce péi, qui aurait agi sans avoir conscience de se trouver au coeur d'un trafic. Un troisième individu, Irshad A., mécanicien de profession, a été également placé sous contrôle judiciaire. Il lui est reproché d'avoir encaissé à plusieurs reprises des mandats cash à la demande de Karim qui était un de ses clients via les véhicules de luxe que celui-ci faisait importer. Son rôle mineur dans cette affaire lui a valu d'éviter la détention provisoire. Bilal R. a eu moins de chance de fait de son implication plus active au sein du réseau. 

Ce mardi, Karim B. a été écroué en attendant les suites de l'enquête et d'éventuelles poursuites devant le tribunal correctionnel devant lequel, si les faits reprochés sont avérés, il encourt 10 ans de prison.

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