“Toush pa nout Léa” : le mouvement sportif réunionnais fait bloc autour de Léa Fontaine

Après les attaques grossophobes dont Léa Fontaine a été la cible sur les réseaux sociaux, les soutiens se multiplient autour de la judokate réunionnaise. Le président du CROS Johan Guillou monte à son tour au créneau avec un message fort : “Toush pa nout Léa”.
La vague de soutien autour de Léa Fontaine se poursuit. Quelques jours après son sacre au Grand Chelem de Lausanne, où elle s’est imposée dans la catégorie des +78 kg face à Romane Dicko, la Réunionnaise a été la cible de nombreux commentaires visant son poids et son physique sur les réseaux sociaux.
Face à ces attaques, la judokate de 26 ans a décidé de porter plainte. Plusieurs personnalités du judo français ont depuis affiché leur soutien, parmi lesquelles Teddy Riner.
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“Léa, La Réunion est fière de toi”
À La Réunion, le monde sportif entend désormais faire bloc autour de la championne péi. Dans un long message publié sur Facebook sous le mot d’ordre “Toush pa nout Léa”, le président du Comité régional olympique et sportif (CROS) de La Réunion a tenu à s’adresser directement à elle.
“Léa, La Réunion est fière de toi. Immensément fière de toi. Fière de notre Réunionnaise. Fière de notre championne. Fière de ton parcours, de ton travail, de tes sacrifices et de tes victoires”, écrit Johan Guillou.
Le responsable sportif met en avant le parcours de la judokate et son récent succès international : “Tu viens de gagner un Grand Slam. Tu combats parmi les meilleures judokates de la planète.”
Une réussite qu’il oppose aux commentaires dont elle fait l’objet : “Et pourtant, pendant que tu travailles, que tu combats et que tu gagnes, d'autres se permettent, cachés derrière leurs écrans, de commenter ton poids, de se moquer de ton physique et de chercher à t'humilier.”
Le président du CROS condamne fermement ces comportements. “Le harcèlement n'est pas une opinion. L'humiliation n'est pas de l'humour. La méchanceté répétée n'est pas une critique sportive. Et un écran ne donne à personne le droit de piétiner la dignité d'un autre être humain”, écrit-il.


