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Thierry De Gerus : “je ne veux pas reconstruire mais construire Salazie”

Ecrit par P.M. – le lundi 15 décembre 2025 à 06H40
Thierry De Gerus a lancé officiellement sa campagne ce dimanche.

C’est au côté de Didier Robert et de plusieurs autres élus de la droite que Thierry De Gerus a officialisé sa candidature ce dimanche à Salazie devant plus de 250 sympathisants, entouré par ceux qui seront ses colistiers.


Premier enseignement, la droite sera bien divisée dans ces élections municipales. Ce sera en tout cas le cas à Salazie. 

Alors que Sidoleine Papaya a lancé fin octobre sa campagne avec à ses côtés Cyrille Melchior et Jeannick Atchapa, c’est avec un autre ténor de la droite que Thierry De Gerus a lancé la sienne ce dimanche, dans le restaurant du Voile de la Mariée, plein avec plus de 250 sympathisants présents.

Annoncé depuis plusieurs jours, l’ancien président de la Région et du mouvement Objectif Réunion, Didier Robert, était bien présent. L’occasion pour ce dernier de reprendre la parole et de dévoiler (un peu) sa feuille de route politique.

Lire aussi : Didier Robert (re)prend la parole : “à droite, il y a besoin d’une clarification”

D’autres visages bien connus de la droite étaient présents : Rémy Lagourgue, Sabrina Ramin (qui doit à son tour lancer sa campagne ce mercredi à Saint-Benoît), l’élu de Sainte-Marie James Clain et l’élue de l’opposition à Saint-Denis et à la Cinor Faouza Vitry, élue en 2020 sur la liste portée par Didier Robert aux municipales. Malgré ces soutiens affichés à droite, Thierry De Gerus précise que sa liste sera sans étiquette.

Didier Robert lui a apporté un soutien appuyé, décrivant “un homme de loyauté, de sincérité, de générosité” venu pour “renverser la table, reprendre Salazie, casser un système”.

Stéphane Fouassin, “il n’est plus sérieux”

Les oreilles de Stéphane Fouassin se mettent à siffler : “J'ai beaucoup travaillé avec l'ancien maire. Il y a des moments où il a été sérieux, et puis il y a des moments, depuis 2021, où il ne l'est plus. Parce que tu ne peux pas aujourd'hui faire comme il est en train de faire : batailler pour savoir qui ça va à la mairie, qui ça va au Sénat, qui ça va à la Cirest. Ce n'est pas ça la politique”, tacle l’ancien président de la Région.

Thierry De Gerus est le troisième candidat à se lancer officiellement après Cindy Barbe Robert, la maire sortante Sidoleine Papaya, en attendant la déclaration officielle de Jimmy Armand, soutenu par Stéphane Fouassin. Mais le candidat, âgé de 54 ans, arpente les rues du cirque depuis près de trois ans, notamment aux côtés de l’ex-élu Vincent Elisabeth, qui avait déposé sa démission de la majorité en octobre.

Lire aussi : Salazie : la majorité de Sidoleine Papaya perd un nouvel élu

“Mon coeur est à Salazie”

Il rappelle d’abord ses attaches familiales profondes avec le cirque : “Mes parents et grands-parents sont originaires de Salazie, ma grand-mère paternelle est née à Salazie et ma grand-mère maternelle est née à Hell-Bourg. Mon père est né à Salazie et ma mère vient d’Hell-Bourg, toute mon enfance j’ai navigué dans ce cirque (...) Ma ville d’adoption, c’est Sainte-Marie, mais mon cœur est à Salazie.”

Un cirque aujourd’hui “complètement abandonné, Salazie n’est pas à reconstruire mais à construire”, lance-t-il.

Chef d’entreprise dans l’immobilier et actionnaire de plusieurs sociétés, il n’a jamais été candidat auparavant, mais “toujours engagé avec Jean-Louis Lagourgue”. Avec ses enfants désormais adultes (dont son fils, Reshad De Gerus, pilote automobile), il dit disposer du temps nécessaire pour s’investir pleinement et vouloir “redonner un avenir” à la commune.

Une “adversaire” et deux “concurrents”

Sur la campagne, il indique n’avoir qu’une adversaire, “c’est Sidoleine Papaya”, et deux “concurrents”, en direction des deux autres candidats en lice pour le moment. Il dénonce la continuité d’une même ligne politique : “On prend les mêmes et on recommence, certains sont au pouvoir depuis 35 ans dans cette mairie, dont certains aux finances, le vrai changement c’est ma liste où il y aura 80 % de jeunes, de chaque quartier.”

Un programme tourné vers l’économie locale

En tant que chef d’entreprise, il met en avant une vision axée sur le développement économique. “On ne peut même pas prendre un café, les touristes ne restent pas, on a abandonné l’ancien hôtel des Salazes, donné aux Mauriciens, on a donné un permis de construire pour faire de l’ancien RSMA un hôtel mais je ne pense pas que ce doit être sa vocation, plutôt une maison de retraite ou un lycée des métiers.”

Il veut notamment créer deux pôles santé à Hell-Bourg et à Grand-Ilet : “En relançant l’hôtel des Salazes, une maison de retraite, un pôle santé, c’est au minimum 80 emplois.”

L’eau comme priorité du programme

Concernant l’eau, il en fait “la priorité”. Il prône un plan d’urgence en concertation avec la Cirest et l’État, notamment via la création “d’une équipe de sécurité civile” chargée d’intervenir sur le réseau d’alimentation, vieillissant. Il déplore que le sujet n’ait pas été discuté lors du dernier conseil municipal, “il faut un maire capable de taper du poing sur la table”.

Un programme "ambitieux"

Il insiste par ailleurs sur l’importance de la jeunesse, qu’il juge “laissée à elle-même de par l’éducation, les infrastructures”, via un programme qu’il annonce “ambitieux” et qu’il dévoilera plus tard dans la campagne.

La campagne accélère à Salazie.

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