Revenir à la rubrique : Faits divers

Tentative de meurtre à La Bretagne : L’équipage de police s’est retrouvé nez-à-nez avec l’agresseur

Un équipage de police a ouvert le feu face à un homme "déterminé" qui avait déjà blessé au couteau l'oncle de son ex-femme. Une situation extrême qui demeure fort heureusement rare à La Réunion.

Ecrit par 1639 – le lundi 30 janvier 2023 à 18H15

Il était déjà venu agresser son ex-femme mais c’est l’oncle de celle-ci qui s’est interposé et a reçu trois coups de couteau. Le pronostic vital de cette victime, un homme de 75 ans propriétaire de nombreuses maisons dans ce même secteur du chemin du Milieu et rue de la Distillerie, n’est pas engagé.

Après avoir frappé à coups de couteau, l’agresseur, né en 1977, quitte les lieux. Les victimes en profitent pour donner l’alerte. 

Vers 14h30, un premier équipage de police et une ambulance du Samu se rendent sur zone sur les bases d’une agression par arme blanche ayant occasionné une victime. Mais un second acte est sur le point de se jouer dans cette rue de la Distillerie.

Les policiers ne savent pas encore que l’auteur des coups de couteau est sur le point de revenir sur les lieux toujours aussi déterminé vis-à-vis de son ex.

L’agresseur se pointe de nouveau au domicile de la famille H. Il tombe cette fois nez-à-nez avec l’équipage de police. L’agresseur savait-il que les policiers étaient déjà présents ? Nul ne le saura. L’équipage de police s’était garé dans un virage de la rue du Milieu, environ 30 mètres en contrebas de la maison. Il se peut que l’agresseur n’ait donc pas vu que des policiers étaient déjà présents. 

Surpris, les policiers passent d’une scène d’assistance à une personne blessée à celle d’être eux-mêmes sous la menace d’un homme armé. 

Après avoir fait feu, les policiers portent les premiers secours

L’agresseur ne répond pas aux injonctions des forces de l’ordre. Il avance vers un premier policier, puis un second, toujours armé de son couteau. Plusieurs détonations retentissent à l’intérieur de la bâtisse. Un homme est au sol. L’agresseur vient d’être touché « à trois reprises, de face » selon Idriss Rangassamy, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale. 

Un seul policier a ouvert le feu sur les trois présents. Expérimenté, il a 25 ans de service. C’est ce même équipage de police qui tentera de ramener à la vie l’agresseur. 

« Les collègues ont tenté de le réanimer avec des massages cardiaques et des points de compression », souligne Idriss Rangassamy pour qui la thèse de la légitime défense ne fait guère de doute. L’agresseur a été déclaré décédé après que les urgentistes du Samu ont pris le relais des policiers. 

Des renforts sont évidemment demandés et arrivent dans les cinq minutes puisque de nombreux équipages étaient justement en train de quadriller le quartier pour mettre la main sur l’auteur des coups de couteau, recherché depuis environ 14 heures. 

Bientôt, une vingtaine de policiers bouclent le secteur de la rue de la Distillerie, là où un oncle et sa nièce sont, pour l’un, blessé, et l’autre, sous le choc. Ils précèdent l’arrivée du directeur territorial de la Police nationale, Laurent Fraysse. La venue du numéro 1 des flics de l’île donne la mesure de l’importance de ce qui vient de se jouer. Un fonctionnaire de police vient d’abattre un homme. Un drame fort heureusement rarissime à La Réunion et un fait qui marque forcément la profession. De nombreux syndicalistes (SGP, Alliance, UNSA) arrivent d’ailleurs au fil des minutes pour réconforter leurs collègues qui ont été confrontés à cette scène. Aucune mesure de garde à vue n’a été prononcée à l’encontre de ce policier. A ce stade, la thèse de la légitime défense est privilégiée, selon nos informations. 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Aux assises, le procès du ti-père accusé de la mort de Gabriel : « Frapper, c’est une méthode d’éducation »

Ce mardi, au deuxième jour du procès d’Haymerick Gonfo, la mère de Gabriel n’est pas venue témoigner, malgré l’importance de sa déposition. La cour a décidé de poursuivre l’audience – alors que la défense avait plaidé un renvoi de l’affaire – dévoilant des détails poignants sur les maltraitances subies par l’enfant. Haymerick Gonfo risque 30 ans de réclusion criminelle et ne reconnaît pas les faits.

Etang-Salé : Un adolescent emporté par les vagues, mais retrouvé sain et sauf

Un adolescent a été emporté par les vagues à l’Etang-Salé au cours de la nuit, ont rapporté nos confrères de Linfo.re ce mardi matin. Un dispositif de recherches a été déployé par les pompiers et les forces de l’ordre.
L’adolescent a finalement réussi à regagner le rivage et à retrouver ses proches. Les pompiers n’en ayant pas été immédiatement informés, les recherches se sont poursuivies alors que l’adolescent était sain et sauf.

Violences en milieu carcéral : 34 points de suture en un coup de fish-fish

Un homme de 38 ans comparaissait ce vendredi devant le tribunal judiciaire pour des faits de violences, d’outrage et de menaces de mort. Incarcéré au centre de détention du Port, il s’en est pris à un détenu dans la cour de promenade en lui assénant un coup de fish-fish, couteau artisanal fabriqué par les détenus à partir d’une brosse à dent.