Stocks stratégiques : la CGTR dénonce la mise à l'écart de La Réunion et demande de la transparence

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 14 octobre, le secrétaire général de la CGTR, Jacky Balmine, s'insurge contre l'exclusion de La Réunion du dispositif gouvernemental de baisse des prix des carburants prévu dès le 1er novembre en métropole. Le syndicat dénonce le fait que les travailleurs réunionnais soient « une fois de plus, laissés de côté » et exige de l'État la mise en place immédiate de mesures adaptées pour préserver le pouvoir d'achat local.
La grogne monte face aux arbitrages gouvernementaux sur la cherté de la vie. Par la voix de son secrétaire général Jacky Balmine, la Confédération générale du travail de La Réunion (CGTR) monte au créneau ce mercredi 14 octobre pour dénoncer une inégalité de traitement entre les automobilistes métropolitains et les usagers réunionnais. En cause : le plan annoncé par le gouvernement pour faire chuter les prix à la pompe dès le 1er novembre dans l'Hexagone, via la mobilisation des stocks stratégiques de carburant, avec à la clé une économie estimée à environ 10 euros par plein.
Réponse de la préfecture et exigence de transparence
Alors que les services préfectoraux font valoir que ce mécanisme ne s'applique pas localement en raison d'un circuit d'approvisionnement distinct et de prix déjà fixés par arrêté, la CGTR rejette fermement cet argumentaire. « La réglementation des prix à La Réunion ne doit pas devenir un prétexte pour priver les Réunionnais des bénéfices d’une baisse des prix à la pompe », prévient l'organisation syndicale. Elle rappelle que « les travailleurs réunionnais ne gagnent pas moins à subir la hausse des prix », martelant que « l’égalité de traitement doit aussi s’appliquer dans les faits, et pas seulement dans les discours ».
Exigeant des actes concrets, la centrale syndicale interpelle l'État et la préfecture pour que soient précisés sans délai « quels dispositifs adaptés seront mis en place pour La Réunion, comme l’a évoqué le Premier ministre ». La CGTR réclame également « une transparence totale sur la formation des prix des carburants », incluant la publication détaillée des coûts d'approvisionnement, des marges des différents acteurs économiques et des éventuelles baisses susceptibles d'être répercutées directement sur les usagers de l'île.


