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Souvent François Hollande varie, bien fol est qui s'y fie...

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 13 novembre 2014 à 22H41

C'était le 6 novembre dernier sur TF1 dans l'émission "Face aux Français". François Hollande avait solennellement déclaré : "A partir de l’année prochaine, il n’y aura pas d’impôt supplémentaire sur qui que ce soit".

"Souvent François Hollande varie, bien fol est qui s'y fie", aurait-on pu dire en paraphrasant une citation attribuée à François 1er...

Cette promesse n'aura pas tenu une semaine ! Ce matin, soit exactement une semaine plus tard, jour pour jour, son secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, déclarait au micro de RTL au sujet d'éventuelles hausses d'impôts l'an prochain qu'"on ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d’un contexte international que nous ne maîtrisons pas", avant d'ajouter que, "pour atteindre un cap, parfois, il faut tirer quelques bords".

Le gouvernement a immédiatement réalisé l'importance de cette nouvelle gaffe (mais en était-ce vraiment une?), et a envoyé au feu le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. Ce dernier a déclaré sur i-Télé qu’il "n’y aura(it) pas de hausse d’impôt décidée l’année prochaine, en 2015, par le gouvernement". "Pour moi, c’est gravé dans le marbre", a-t-il insisté, rappelant toutefois que "des décisions ont été prises et se prennent en ce moment sur la loi de finances rectificative, avec des éléments en débat, par exemple sur certaines résidences secondaires", en référence à la mesure autorisant les communes à relever de 20% la taxe d’habitation sur certains logements meublés dans des zones tendues, qui pourrait rapporter jusqu’à 150 millions d’euros aux collectivités concernées.
Le porte-parole du gouvernement a aussi évoqué "la transition énergétique avec le diesel", visé par une hausse de 2 centimes par litre de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) qui devrait générer quelque 800 millions de recettes pour l’Etat afin de compenser le manque à gagner lié à l’abandon de l’écotaxe. "Tout cela sera calé à la fin de l’année pour l’année prochaine", mais au-delà "la porte n’est pas entrouverte, elle est fermée" à toute nouvelle hausse d’impôt, a-t-il affirmé.

Je ne sais pas vous, mais moi je ne suis pas particulièrement rassuré par cette succession de déclarations.

D'abord parce qu'on voit bien que même la parole du Président n'a plus de valeur pour les énarques de Bercy, et on sait qu'au final, ce sont souvent eux qui gagnent.

Deuxièmement parce que ce qu'a dit Christian Eckert est le fruit du bon sens : que se passera-t-il si demain les taux d'intérêt (historiquement bas actuellement) se mettaient à remonter, rendant du même coup plus cher le financement de notre dette ? Ce serait alors des dizaines de milliards d'euros supplémentaires qu'il faudrait trouver. Et comment le faire sans augmenter encore les impôts ?

Troisièmement : Stéphane Le Foll l'a avoué : avant que la parole de François Hollande ne s'applique (si elle s'applique un jour...), les Français prendront encore en pleine tête plusieurs impôts, dont celui sur le diesel et celui sur les résidences secondaires.

Enfin, François Hollande ne s'est engagé que pour les impôts décidés par le gouvernement. Il ne pouvait le faire pour les autres collectivités (régions, départements, communes, communautés d'agglomérations) qui risquent fort d'augmenter encore leurs impôts locaux pour compenser les baisses de dotations de l'Etat...

Nous n'avons pas fini de payer !

 

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