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Soupçonné d’extorsion de fonds et abus de confiance : Les larmes de Willy Incana n’ont pas ému la cour

Nouvelle tentative avortée pour le président de KFA pour sortir de détention où il se trouve depuis fin juillet. Une forme d'opposition à l'autorité et un risque de pression soulevés par le parquet général ont convaincu les juges de l'instruction de le laisser derrière les barreaux. Et ce, malgré les arguments de la défense qui martèle qu'une seule victime serait à déplorer dans cette affaire de racket présumé.

Ecrit par 2181159 – le mercredi 14 décembre 2022 à 15H20

Une nouvelle fois ce mardi, Willy Incana s’est assis dans le box de la salle d’audience de la chambre des appels correctionnels pour réclamer sa remise en liberté. Vêtu d’une chemise colorée, le Portois semble affecté par plusieurs mois de détention et a perdu de sa superbe. Pendant la plaidoirie de son avocat, Me Iqbal Akhoun, le quadragénaire verse plusieurs larmes à l’évocation de sa maman placée sous tutelle depuis son incarcération. Même moment d’émotion lorsque le conseil insiste sur les cinq enfants du prévenu qui attendent leur père. 

Depuis le 27 juillet dernier, Willy Incana est incarcéré, soupçonné d’avoir racketté un commerçant de l’île  en 2019 et d’avoir utilisé des fonds de l’association qu’il préside (Kritik fé avancé) à des fins personnelles. Un patron de station-service du sud du département aurait versé 800 euros mensuels pendant deux ans en échange de soi-disant services de protection. Les sommes remises sous la menace étaient ensuite déposées sur le compte de l’association que Willy Incana utiliserait comme s’il s’agissait de son propre compte. Jean Danio Morby, dit Sylvio, incarcéré depuis mars 2021 pour des faits similaires, est soupçonné d’être co-auteur.
 

Le parquet général a fait état de nouveaux témoignages qui venaient d’être recueillis dans le cadre d’une commission rogatoire et indiqué que d’autres auditions devaient encore être menées par le juge d’instruction en charge du dossier. Pour l’accusation, le risque de pression est encore trop important pour laisser Willy Incana en liberté d’autant que celui-ci était sous le coup d’un sursis probatoire au moment des faits « ce qui ne l’a pas empêché de se livrer à ce racket », a pointé la représentante de la société, Nathalie Le Clerc’h.

Cette dernière a également fait état du passé du président de KFA en évoquant l’affaire du rodéo où il aurait montré « une forme d’opposition à l’autorité », un comportement incompatible avec un placement sous contrôle judiciaire.

Cependant et selon la défense, aucune autre victime ne serait à déplorer dans cette histoire de racket présumé alors que les enquêteurs comptaient sur une libération de la parole d’éventuels commerçants ayant subi les mêmes faits. « Halte au dévoiement de procédure, aucun critère objectif ne permet de justifier sa détention provisoire », a tonné la robe noire. 

A en juger par la décision des magistrats qui ont souhaité que la détention du mis en cause soit prolongée, il faut croire que si.

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