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Saint-Benoît : des logements vétustes après Garance, la CNL demande des comptes aux bailleurs

Ecrit par S.I. et L.C. – le vendredi 14 mars 2025 à 13H29

À Saint-Benoît, la CNL tire la sonnette d’alarme : des immeubles endommagés par le cyclone Garance menacent la sécurité des habitants. Une action a été menée ce vendredi à la mairie pour exiger des mesures rapides.

Ce vendredi 14 mars, l’antenne locale de la Confédération Nationale du Logement (CNL) s’est mobilisée à Saint-Benoît pour déposer une série de courriers à la mairie. Ces documents visent à signaler des situations de mise en péril affectant plusieurs immeubles de la commune, sévèrement endommagés par le passage du cyclone Garance.

Selon Erick Fontaine, administrateur de la CNL, la situation de certains logements est alarmante. "Aujourd'hui, nous avons interpellé le maire de Saint-Benoît concernant l'état des logements suite au passage du cyclone. On a eu l'occasion de voir des logements extrêmement dégradés, où il n'y a plus de conditions de vie, il n'y a plus de toit, il n'y a plus de séparations, il n'y a plus rien, où les gens ont tout perdu", dénonce-t-il.

L’association demande un arrêté de péril ordinaire afin de confirmer la dangerosité des immeubles et obtenir une expertise judiciaire sur les causes de ces dégradations. Erick Fontaine pointe également du doigt la responsabilité des bailleurs sociaux, notamment sur l’entretien des bâtiments anciens comme ceux de la Cité Labourdonnais. "Quand on voit le tas de ferraille qui rouille au niveau des toits, on peut comprendre qu'au moindre coup de vent, ils s'envolent", souligne-t-il.

Une réaction immédiate de la mairie

Face à cette situation, le maire de Saint-Benoît, Patrice Selly, s’engage à agir rapidement. "J'ai rencontré les locataires, j'ai entendu leur souffrance, leur détresse, et les situations dans lesquelles ils vivent aujourd'hui sont inacceptables. Les bailleurs doivent faire face à leur responsabilité", affirme-t-il.

Sur la base des éléments transmis par la CNL, la municipalité a immédiatement saisi ses services afin d’étudier les demandes et d’engager les procédures nécessaires. "Cet arrêté de péril ordinaire permettra de faire réagir les bailleurs pour qu’ils engagent des travaux et prennent en charge la situation de chaque locataire individuellement", assure Patrice Selly.

Le maire rappelle l’ampleur du problème en estimant entre 200 et 300 le nombre de locataires impactés dans sa commune. "Face à ces situations d'extrême urgence, il est impératif et urgent que les bailleurs interviennent", insiste-t-il, se disant prêt à accompagner les habitants dans leurs démarches.

En attendant une réponse concrète des bailleurs sociaux, la CNL et la municipalité espèrent des actions rapides pour sécuriser les immeubles et reloger les familles les plus touchées.

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