Résidence La Marina : La SIDR fait le point

À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce jour dans les locaux de l’Armos à Saint-Denis, Thierry Ouillon, le directeur de la SIDR, a dressé le bilan des relogements d’urgence pour les 109 familles de l’immeuble La Marina. "Il y a eu une réponse collective" à la situation, a-t-il déclaré. Celle-ci a permis à 67 familles de bénéficier d’un bail précaire dans un logement de la zone.
Ce sont également 30 familles relogées sur la résidence, au lieu des 44 prévues au départ.
Sur le site, “l’ensemble des conditions ont été mises en place et nous suivons de façon très spécifique l’ensemble des locataires”, a assuré le directeur général de la SIDR.
Malgré cela, certains locataires n’ont en effet pas souhaité regagner leur logement non sinistré. Ces familles sont relogées chez des proches ou dans des centres d’hébergement d’urgence. La SIDR compte 5 familles hébergées chez des proches et 5 en centre d'hébergement. Le directeur a précisé que ces cas seront “traités en priorité” pour l’étape suivante de la crise, à savoir proposer une solution de logement pérenne à l’ensemble des locataires touchés par l’incendie.
À quand des solutions pérennes ?
"On n'est évidemment pas sorti de cette crise”, a souligné Philippe Poursel, directeur général adjoint de CDC habitat. La seconde étape d’accompagnement des familles débute aujourd’hui avec l’accueil des sinistrés dans les locaux de la SIDR des Camélias.
Dès demain, des actions de sensibilisation au civisme dans les résidences seront renforcées, a promis la SIDR.
Une enquête "en cours"
Thierry Ouillon a en outre abordé l’enquête ouverte à la suite de l’incendie, en indiquant que celle-ci était en cours. “Nous collaborons avec l’ensemble des personnes qui sont mobilisées sur cette enquête. Il est trop tôt aujourd’hui pour commenter ce sujet là", a-t-il expliqué, sans plus de détails. Il a également précisé que des victimes étaient toujours hospitalisées et leur a adressé “une pensée toute particulière”.
Concernant les coursives en bois, l’accès au bâtiment, les plaintes des locataires avant l’incendie, ou encore une éventuelle crise du logement pour ceux qui sont dans l’attente de logements sociaux dans la zone, Thierry Ouillon n’a pas souhaité faire de commentaire, déclarant que des réponses seraient “prématurées” et que cela n’était pas l’objet de la conférence de presse.
“Nous continuerons d’être mobilisés, de faire preuve de tous les efforts possibles pour trouver des solutions pour ces familles”, a-t-il conclu.


