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Réfection de l’avenue Ile-de-France : Virapoullé saisit le préfet

Ecrit par P.M. – le lundi 12 mai 2025 à 15H32

La réponse ne s’est pas fait attendre. Quelques jours après le lancement des travaux de réfection de l’avenue Ile-de-France, Jean-Marie Virapoullé a écrit hier au préfet pour lui demander de suspendre le chantier afin d’incorporer le changement des canalisations d’eau potable.

Le dimanche c’est jour de vidéo pour Jean-Marie Virapoullé. La dernière en date a été vue plusieurs milliers de fois, preuve que le sujet de l’eau est bien brûlant sur la commune. 

L’opposant l’a bien compris et a rapidement réagi au lancement par la mairie du chantier de réfection de l’avenue Ile-de-France pour un montant de 5,7 millions d’euros. Les premiers depuis 1963. 

Lire aussi : Saint-André : l'avenue Île-de-France se refait une beauté

Prévus sur une portion de 1,3 km, depuis l’échangeur de Petit-Bazar jusqu’au pont Auguste, les travaux doivent permettre la réfection de la chaussée, la création de trottoirs, de places de parkings, de deux pistes cyclables, la réhabilitation de l'éclairage et l’enfouissement des réseaux aériens. La commune met en avant “une volonté de modernisation et de développement durable”.

Pas la vision de l’élu de l’opposition qui dénonce des “travaux scandaleux” et des “manquements graves aux obligations environnementales et de prévention des risques naturels mais aussi en matière d’approvisionnement d’eau potable”. 

Le réseau d’eau concerné - qui permet d’acheminer l’eau de Dioré - appartient “au patrimoine historique des canalisations de la ville ; son usure est confirmée par les schémas directeurs antérieurs. Cette décision (de ne pas changer les canalisations NDLR) est très préjudiciable pour la population de Saint-André qui subit très régulièrement des périodes de coupures d'eau”. En grande partie selon lui par le faible rendement du réseau, de 58% en 2022, “bien en-deçà du seuil légal de 74%”.

Une “médiation” demandée

Il pointe par ailleurs une “absence de coordination” entre la mairie et la Cirest. La première est accusée d’avoir sollicitée l’EPCI “en pleine trêve du BTP pour intervenir au retour des congés afin d’assurer le remplacement du réseau d'eau potable, ce qui interroge sur les réelles intentions et devoirs de transparence de la collectivité”.

Le démarrage des travaux expose selon lui à "une impossibilité technique d'intervention une fois les voiries refaites (...) Ce qui hypothèque durablement l'avenir de notre ville”.

Il demande au préfet de réaliser un contrôle des travaux en cours “pour possible infraction au titre du code de l'environnement” et une suspension “immédiate” du projet par arrêté préfectoral pour “non complétude du projet d'aménager notamment aux regards des avis des services de I' Etat”.

Il sollicite également la mise en place d’une médiation entre la mairie et la Cirest “pour intégrer le changement du réseau”.

Ce n’est pas tout, l’élu de l’opposition appelle à une saisine du la chambre régionale des comptes pour effectuer un audit des “investissements communaux similaires sans réfection de réseaux et amélioration face aux risques naturels non réalisés en bon père de famille (avenue Ile de France, Chemin Lontan ct avenue de Bourbon...)”.

Lors de sa conférence de presse, Joé Bedier avait renvoyé la balle à la Cirest : "Nous avons anticipé en leur adressant un courrier, mais pour l’heure, nous n’avons pas de réponse claire". Selon lui, sur ce tronçon “les problèmes d’eau ne sont pas les plus critiques, et nous pouvons avancer rapidement". Il avait affirmé "assumer pleinement" ses responsabilités, appelant chaque acteur "à faire de même".

La Cirest a réagi à son tour ce lundi après-midi.

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