Presse écrite : La ministre Rima Abdul-Malak pose des conditions au Quotidien et au Jir

Des pancartes noires avec l'inscription « Journal en péril » brandies devant les grilles de la préfecture. Les rédactions et personnels du Quotidien de La Réunion et du Journal de l'île de La Réunion ont manifesté cet après-midi pour demander à la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak de mettre tout en œuvre afin de sauver les deux derniers titres de presse écrite du département.
Si rien n'est fait, Le Quotidien devrait éteindre définitivement sa rotative le 13 décembre tandis que le Jir, qui fait face à d'importants problèmes de trésorerie, pourrait rapidement suivre le même funeste chemin.
La présidente du Quotidien Carole Chane Ki Chune et le PDG du Jir Jacques Tillier ont d'abord été reçus par Rima Abdul-Malak, avant de laisser la place aux délégations de journalistes des deux titres. La question du versement des aides de l'Etat, systématique dans l'Hexagone, a été au cœur des discussions.
« On observe qu'il y a une grande inégalité de traitement dans les aides qui sont accordées, et ce n'est pas nouveau, entre la presse ultramarine et la presse nationale », soulève Eric Lainé, délégué UR 974 au Journal de l'île. « On en veut pour preuve que la plupart des aides, voire la moitié des aides entre 2016 et 2019, ont été accordées à des grands groupes, où derrière on a des capitaines d'industrie qui sont des milliardaires et qui mettent la main sur la plupart des aides à la presse ».
La ministre de la Culture a semblé sensible aux arguments des représentants de la presse écrite, mais a souligné que Le Quotidien devra trouver un repreneur avant de solliciter les nombreuses aides existantes, tandis que le Jir devra a minima effacer ses dettes sociales et fiscales avant d'être éligible.


